C’est vraiment le copinage d’abord...
contre les coquins de l’autre bord.
Au nom de la justice, gardons l’euro mes frères,
Le taux de change des marchés est sincère,
Dévaluons toutes pensions et tous salaires,
Plutôt que dévaluer l’unité monétaire.
Semons donc le chaos social,
Et la faillite économique.
Envers la banque centrale,
C’est une question d’éthique.
Garantissons aux spéculateurs,
de juteux profits d’importateurs,
grâce au maintient de ces taux menteurs,
établis par des marchés tricheurs.
Que la surévaluation monétaire,
fasse la dévaluation des salaires ?
Ce n’est pas grave on vous dit, nous ça on s’en fout,
De toutes manières, la justice, c’est nous !
La démocratie, c’est quand on gagne,
La dictature, c’est quand on perd,
Si t’es pas d’accord, mon p’tit père
tu sais quoi ? va te faire voir au bagne !
Si on perd, on vous met le désordre,
On sabote, on dégrade, on abime.
Et si certains rétablissent l’ordre,
On se la jouera pauvres victimes...
Les plus niais, il faut dire,
Sont souvent les plus méchants.
Ils n’ont que l’injure ou pire,
Puisqu’en défaut d’arguments.