Je vous reconnais peut-être, ne défendiez-vous pas le système fédéraliste de Proudhon sur le forum d’Etienne Chouard avant les élections présidentielles ?.
Bon, concernant le système que vous évoquez.
S’il fallait se conformer à ce que vous appelez le principe de subsidiarité, alors le mot "peut" a de bien nombreuses possibles significations. S’agit-il d’une possibilité pratique seulement ? Où s’agit-il non pas d’une possibilité, mais d’une volonté dissimulant une idéologie décentralisatrice pour laquelle décider à un échelon plus petit serait toujours préférable ? Ce qui est contestable et mérite débat.
Ou alors derrière le mot "peut" existe-t-il des considérations morales ? Des considérations liées à l’idée d’appartenance ? Ou d’autres considérations encore ?
Un exemple tout simple, celui de la peine de mort, on pourrait très bien laisser à chaque commune la souveraineté sur cette question.
J’imagine des contraintes matérielles déjà car toutes les communes n’ont pas le système judiciaire et carcéral nécessaire pour traiter de telles condamnations mais j’imagine que dans votre système rien n’empêchera plusieurs communes de légiférer ensemble.
Mais de toute façon il y aura des considérations morales qui viendront interférer. Donc en se basant sur votre principe "quand on peut", qu’adviendrait-il dans cet exemple concret ?
Ce n’est pas la seule objection que je peux avoir, mais je pense que déjà dans le principe, elle porte toute une idéologie qui ne me convainc pas.