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Commentaire de ffi sur Machiavel penseur du Bien commun - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Machiavel penseur du Bien commun


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ffi 11 mai 2014 00:23

Mais le réel montre incessamment une certaine appétence des chefs politiques et militaires à recherche assistance dans une forme d’au-delà. Ce n’est donc pas de la théorie, mais du factuel.
 
Qui peut discuter politique sans prendre en compte le religieux ?
Ce ne serait pas sérieux.
 
Ce qui définit une religion, c’est d’abord l’existence de rituels ou de routines. Un athée a une religion comme les autres puisque chaque homme a ses petites habitudes. Maintenant, étant donné cet aspect fatalement routinier de l’homme, comment faire pour qu’il garde la vivacité d’esprit nécessaire pour réagir toujours avec sagacité aux circonstances ?
 
Ce qui caractérise un bon chef, c’est sa faculté de discipline. Il y a évidemment des religions qui font de très mauvais chefs, si leur spiritualité engendrent des personnalités qui se dissolvent dans le n’importe quoi. Ces religions périclitent d’ailleurs rapidement, mêmes si elles peuvent réapparaître périodiquement dans l’histoire.
 
Par exemple, si la seule routine du chef est de s’enivrer des plaisirs de la chair (du genre DSK ou Hollande), il ne sera bon à rien, au moindre échec, il se réfugiera sous des jupons... Les sociétés hédonistes ne survivent pas très longtemps en général.

 

Donc, en effet, Machiavel me semble beaucoup trop négliger cet aspect qu’est la formation des esprits dans une société, chose pourtant essentielle dans son bon fonctionnement. Ce n’est pas du tout un accessoire.

 

Le chef d’état, s’il ne croit pas qu’une spiritualité soit favorable au Bien Commun, me semble tout-à-fait fondé pour l’entraver et même si c’est la spiritualité de la société toute entière : il ne sert à rien qu’il fasse semblant d’y croire. Si cette spiritualité est mauvaise, elle est donc défavorable au Bien Commun. Le chef d’état est le guide d’un peuple, il lui donne le LA : il doit donc affirmer ce qu’il croit vrai et non pas feindre de croire ce qu’il juge faux, car ce genre de feinte serait fatalement induire en son peuple des comportements faux, ce qui, selon son propre jugement, ne peut que nuire au Bien Commun.

 

Un chef d’état ainsi empêtré dans ce genre de faux-semblants serait toujours en porte-à-faux avec lui-même, travaillé par la crainte de laisser son peuple s’enfoncer dans l’erreur. Puisqu’il ne fait pas ce que sa volonté bien réglée lui dirait de faire, c’est-à-dire promouvoir une spiritualité favorable au Bien Commun, c’est l’indice qu’il perd sa discipline, c’est-à-dire sa faculté de régler ses actes selon sa volonté : il devient un lâche.

 

Le machiavélisme aboutit ainsi à la lâcheté.

 

Quelle merveilleuse démonstration n’en avons nous pas aujourd’hui avec nos politiciens machiavéliques ? Ils n’en peuvent plus de s’aplatir...


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