1- Le "racialisme" est un concept totalement étranger au
christianisme, notamment pour les raisons que vous avez évoquées
vous-même plus haut, à savoir une volonté de "fraternité
transnationale". Je pense que nous serons d’accord sur ce point.
==> La question qui se pose est : Qu’est-ce que l’on entend par racialisme ?
Les nazis avaient des approches multiples de la question de la race. Himmler et Ley parlaient de race des seigneurs et de supériorité raciale. D’autres comme Goering étaient seulement ethno-différentialistes. Les derniers étaient racialistes au sens d’attacher des attributs à une race ; les républicains à la Ferry avaient la même approche qu’ils ont léguée dans les manuels d’histoire. Donc, Je ne vois de contradiction entre une certaine position partagée par certains nazis, les ethno-différentalistes, et le christianisme tel que vous l’entendez.
Pour ma part, puisque je parle d’abord en ma qualité de français, je suis sur la ligne du général de Gaulle. Ben Gourion a cité sa fameuse définition de la France Un universalisme restreint, mais généreux !
2
- Mais il y a, d’après moi, une autre raison majeure et vous serez
probablement en désaccord là-dessus ; contrairement au nazisme, le
christianisme n’est pas un collectivisme par le fait que le Salut passe par un choix personnel et individuel
(celui de croire ou de ne pas croire). Mais il est vrai que cette
notion est plus importante dans le protestantisme que dans le
catholicisme : la Foi est affaire individuelle et non collective !
D’ailleurs,
certains intellectuels, notamment les "anti-chrétiens", ne se privent
pas de reprocher au christianisme d’être, en quelque sorte, la cause
racine de l’individualisme. Tel par exemple Alain de Benoist (un
néo-païen, tiens donc )
==> La salut individuel passe par le salut collectif. Dieu nous demandera les comptes de nos actions, celles faites pour nous-mêmes et celle à l’endroit de la collectivité. On ne se sauve pas soi-même sans vouloir le salut des autres. La foi est affaire personnelle, mais non-autonome et liée au contexte dans lequel nos évoluons., ce qui ne veut nullement dire imposer ses croyances aux autres membres de la société.
Quant à ADB, ses interventions sont d’une puissance théorique prodigieuse, sauf quand on aborde le sujet plus large du monothéisme. Pour le coup, il nous fait du Finky des mauvais jours...