Il ne vous aura pas échappé qu’un texte ne prend du sens que s’il est lu par un lecteur. Le sens d’un texte est la rencontre d’une matière écrite avec une intelligence.
Il s’ensuit que deux religions qui partagent un même texte peuvent en avoir des interprétations différentes. Cette diversité d’interprétation existait d’ailleurs probablement avant la rupture entre christianisme et judaïsme. Pensez aujourd’hui à la multiplicité des sectes protestantes, qui, bien que s’appuyant sur la même matière textuelle, divergent constamment sur leur interprétation. Le catholicisme lui garantit l’unité de l’interprétation par recours à une autorité.
Il y a le texte, matière commune, et l’esprit de sa lecture. L’esprit de sa lecture fait énormément dans le sens qu’on y trouve.
Pour le reste, pour la mouvance identitaire, généralement, je regrette qu’ils soient généralement si éloignés du catholicisme et cela me semble entacher leur crédibilité. En effet, le patrimoine architectural de la France est catholique. Comment ces gens pourraient-ils se clamer d’une identité en ne considérant pas le patrimoine dont ils héritent ?
Ils me semblent surtout être des néo-païens, qui se bricolent une identité fantasmée, disont Gauloise, dont on ne sait finalement quasiment rien et qui ne correspond pas à notre identité historique telle qu’elle est.
La culture française est à l’intersection de 3 pôles issus de l’antiquité : le monothéisme et le Verbe Juif, la science et l’art Grec, l’administration et le droit Romain. Peu de cultures peuvent se targuer d’un tel héritage. Si une telle culture disparaissait, ce serait une sacré perte pour l’humanité tout entière.
Enlevez un seul de ces 3 pôles, ou même simplement inversez-en l’importance et la France n’est plus la France.
Il faut bien comprendre comment les religions romaines ou grecques ont été surpassées par le monothéisme juif : La bible évoque des Anges qui vinrent sur Terre et qui prirent femmes humaines. Ces Anges furent considérés comme les Dieux honorés dans l’antiquité, et leur progéniture avec des femmes furent considérés comme les Demi-Dieux, les héros de l’antiquité (Hercule, Achille).