@ micnet,
Ce que vous dites est plein de bon sens. Par bien des côtés vous vous rapprochez du point de vue de F.Asselineau.
Celui-ci a mis au premier plan la manière dont s’est construite l’Europe et donc ses tares congénitales. Il insiste sur cela parce que ce sont les fondements : on ne peut pas engager notre avenir sur ces bases-là. D’autre part il analyse où ces choix nous ont amené. On en voit leurs effets dans notre actualité et tout autant, où cette "ligne" (en terme de chemin de fer) nous conduit.
Son analyse est très claire. Au plus haut niveau de l’Etat, il a vu de près ce que signifiait le "Traité de Lisbonne", qu’il a refusé, comme l’ont fait nos élites républicaines les plus sensées. (J-P. Chevènement par exemple et contre lesquelles P. Seguin nous avait prévenu déjà, juste avant la signature du traité de Maastricht).
La Charte de l’UMP est très claire sur ce sujet. Il serait important que les autres partis qui critiquent ce traité soient, eux, aussi transparents sur ce sujet en le faisant paraître dans leur profession de foi. Cela acquis, on comprend vite que l’UPR devient le parti rassembleur, c’est pour cela qu’il a été créé.
Ce qui est dommage, c’est que peu de gens connaissent ce parti, soigneusement mis sous le couvercle par le pouvoir médiatique. La course à celui qui obtiendrait le plus de voix à fait le reste. Dans le feu de l’action, au lieu d’un débat digne et serein, le FN a participé à l’occultation complète de l’UPR (en terme d’éclipse, en astronomie).
Vous avez raison de dire qu’il faut maintenant, posément établir le dialogue entre tous ceux qui refusent le Traité de Lisbonne pour arriver à ne parler que d’une seule voix sur ce sujet bien précis.
Le FN gagnerait à dire le fond de sa pensée sur quatre points : l’Europe (et l’article 50), l’Euro (dire franchement et l’écrire : pour ou contre), l’OTAN ( oui ou non ?). Leur regard sur l’immigration en France. On sort, là, déjà, du sujet, mais pour moi c’est un point très sensible. F.Asselineau y attache un intérêt majeur : il y voit un atout pour la France, et veut que l’on en parle clairement en dépassionnant le débat ( bien que sur ce point il ne peut s’agir que de "Passions divergentes", c’est pour cela que ce sujet est si sensible, et il serait important que celles-ci soient clarifiées, avant d’aborder ce chapitre ).