Non effectivement et ce n’est pas un style isolé en la matière. J’étendrai même en disant que ce n’est pas une caractéristique propre à la musique mais à l’art dans ses nombreuses formes (on voit à quel point le cinéma fait depuis des années du sur-place aussi).
La référence à Solaar (qui n’a rien fait depuis 20 ans) est un aveu de ce manque de renouvellement (tout comme l’emprunt systématique au funk ou à la musique classique de samples ou sonorités, comme si la création moderne était trop pauvre pour écrire ne serait-ce que des boucles).
Car ici, le seul prétexte à ce morceau est la proximité phonétique des deux noms et... ça fait léger. D’autant qu’il n’y a pas de rapport entre un MC Solaar maintenu depuis des années en coma artificiel musical à grand coups de tournées des Enfoirés et un sociologue polémiste qui tapine pour le FN, si ce n’est le côté prosélyte qui existe chez eux deux, comme chez de nombreux intellectuels/artistes (tout comme le côté démago). Bref, s’en prendre à Solaar est probablement plus facile qu’à ces demeurés de Rohff et Booba (qui eux incarnent parfaitement la dimension consumériste de cette musique devenue très bas de gamme) mais cela marque surtout la faiblesse conceptuelle d’un texte, ce qui est particulièrement gênant pour un style musical qui se caractérise avant tout pour son absence réelle de musique. Or que reste-t-il, si ce n’est la vente de produits dérivés, quand la musique est aussi basique que les mots sensés la porter inintéressants ?