@ Machiavel :
En quelques phrases (désolé, j’arrive au bout du temps qui m’est alloué) :
Imaginez que nous parlions de la ploutocratie et de sa définition en tant que gouvernement des plus riches. M’objecteriez-vous alors qu’un tel gouvernement n’est pas le même aux USA et en Allemagne parce que l’euro n’est pas le dollar ? Eh bien idem pour l’aristocratie, du moins me semble-t-il.
Ensuite vous m’opposez les "valeurs" de notre société libérales pour dresser une analogie entre notre régime représentatif et une aristocratie. Mais la société libérale se fonde précisément sur le refus de reconnaître telle ou telle valeur. En définitive, les "meilleurs" dans nos temps nivelants, c’est déjà suspect.
Quant à Aristote, figurez-vous qu’il a admis - contrairement à nous autres, Modernes - qu’aucun régime n’était valable sur toute la planète. Il a dit quelque chose de bien plus profond encore : qu’à chaque partie du monde correspondait un et un seul régime adéquat, selon la nature (le caractère) du peuple à instituer. Donc ça laisse augurer, en effet, de la pluralité des aristocraties à disposition. Quant à la démocratie, il faut être Moderne et borné pour la prétendre valable pour tout le monde.
Enfin, cette petite réflexion de ma part et je plis les gaules : s’interroger sur la "démocratie" comme peuvent le faire les inconséquents que dénonce justement micnet, c’est s’interroger sur le "demos" et sur le "kratos".
À ces interrogations, les Anciens ont tranché en cernant le "demos" : le "demos", c’est le peuple sans les esclaves, les femmes et les métèques.
À ces mêmes interrogations, les Modernes ont tranché en cernant cette fois le "kratos" : le "kratos" se résume à mettre une fois l’an un bulletin dans une urne.
Ce n’est pas vraiment le "kratos" du point de vue moderne, me répondrez-vous ? Exact, mais ce n’est pas non plus le "demos" du point de vue antique.
La démocratie, quand on y pense, n’est pas très sérieuse...