Bonjour, et merci pour ce message.
En fait, je n’ai pas exactement dit cela, mais passons car en définitive je suis d’accord avec vos propos. À un détail près : l’exemple de l’économie est un très mauvais exemple relativement aux valeurs antiques car c’était à n’en pas douter l’activité perçue à l’époque comme la moins nobles de toutes et la plus éloignée de l’idéal gentilhomme (qui avait, je vous l’accorde, les cartes en main pour dauber sur les marchands, lui qui n’avait pas besoin de bosser pour gagner sa croûte).
Bref, l’aristocratie ne focalise pas sur un domaine en particulier, elle escompte simplement pousser sur le devant de la scène les gens les plus qualifiés dans chaque domaine de la vie des hommes.
Vous m’invitez ainsi à répondre à tout le monde, et à Machiavel en particulier, en ajoutant ceci : le fait même de s’enquérir de trouver les meilleurs implique que l’on émet un jugement de valeur, que l’on distingue, que l’on place certains au-dessus de certains autres, et que l’on a, conséquemment, une vision verticale de la société. Le problème, comme vous l’avez relevé, c’est que cette verticalité risque à tout moment de se figer, de se scléroser. Ce n’est donc pas la verticalité le problème, mais sa tendance à se figer. En politique, le principe de la rotation des charges athénien me semble tout à fait intéressant pour pallier le phénomène.