1) Ce problème existe bien. La proximité idéologique n’exclut pas la
multiplicité des constitutions, même similaires. Comme ces ateliers sont
nombreux et qu’il n’y a pas d’instance supérieure pour imposer une
ligne et sélectionner la constitution, cela risque d’être
problématique si le temps manque. Mais soit, peut-être suis-je un peu trop minutieux...
2) Je crois surtout qu’en cas de crise grave du système, le peuple ne cherchera pas des intellectuels qui lui donneront une alternative politique immédiate en main. L’homme de la rue a des préoccupations simples : du pain et de la sécurité ! Si des émeutes éclatent en banlieue, que les razzias du style trocadéro se multiplient, que l’hyperinflation nous touche, le peuple se moquera bien des principes du tirage au sort, de la monnaie pleine , il voudra un gouvernement capable de résoudre les deux préoccupations fondamentales citées plus haut, peu importe sa nature...
L’exemple grec est intéressant : le parti national-socialiste était monté à 30% avant sa dissolution. A considérer que la reprise en main sur l’appareil d’état se fasse, je vois plutôt le petit peuple se tourner vers un chef charismatique, populiste et autoritaire que vers Chouard...
Ce qui n’exclut pas que la ligne chouardienne s’impose, mais il faut prendre en compte ces facteurs fondamentaux. Ce mouvement a tendance à penser qu’il est la seule alternative viable et crédible politiquement alors que bien des questions se posent sur son efficience...