Une chose à rectifier, Mach’, dans les idées que vous me prêtez : j’ai, comme presque tout le monde ici, une grande admiration pour les grands hommes, et je sais aussi que seules de grandes périodes en fabriquent. Mais je ne pense absolument pas à l’homme providentiel, il serait vain de l’attendre, je résonne moi aussi en terme de régime pérenne. C’est pourquoi je table davantage sur une succession de traits de génie de la part de personnes tout à fait humbles placées quelque temps dans des conditions extraordinaires (au vrai sens du terme), rotation qui ferait pour le coup l’objet d’un principe de marbre. Ceci n’est envisageable que si, au préalable, on a redéfini :
- la condition politique de l’homme ;
- non pas le "bien commun", mais au moins le commun et les devoirs qui s’y rattachent ;
- l’individu conséquent, non plus antécédent ;
- la pluralité, la souplesse, la complémentarité des capacités auxquelles ne peut faire droit la rigidité du droit positif, par essence nivelant.