"Par contre, je ne comprends
pas comment une logique de puissance d’un Etat (ou de la classe dirigeante contrôlant
cet Etat) peut ne pas être politique … "
=> Je ne dis pas que dans ces cas-là puissance et politique ne se recouvrent pas. Bien évidemment, et la politique peut conduire à des horreurs sans pouvoir trouver des excuses ailleurs.
Mais dans ces cas-là la politique est employée comme moyen au service d’une fin d’un autre ordre : désir de puissance personnelle, de posséder quelqu’un ou quelque chose, d’imposer le culte d’un dieu particulier, etc. Ceci n’advient pas si la politique est le moyen de sa propre fin, i.e. si elle est considérée pour ce qu’elle est, à savoir l’ordonnancement d’une communauté organisée dans ses moindres parties, organiquement, pas mécaniquement. Et pour ce faire, il faut commencer par se déprendre des rêves marxiens et libéraux de fin de la politique, et considérer au contraire, comme je le disais plus haut, la politique comme notre pain quotidien. Et éternel.