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Commentaire de Éric Guéguen

sur La sociobiologie mise en question


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Éric Guéguen Éric Guéguen 27 juin 2014 12:20

La sociobiologie me paraît en effet intéressante, mais si les méthodes de Chagnon sont bien telles que décrites dans l’émission - à savoir des conclusions tirées d’un simple chiffrage typiquement sociologique (pour le coup), c’est assez navrant.
 
Votre article, micnet (que je n’ai pas encore lu en entier), me met une puce à l’oreille : j’ai l’impression que ceux qui demandent à ce que l’inné ait de nouveau droit de cité ne le font que dans l’espoir de pouvoir chiffrer l’hérédité ou bien encore pour déterminer ce qui est héréditaire et ce qui ne l’est pas. Moi j’ai envie de dire que tout ça est secondaire du point de vue des sciences humaines. Ce qui est primordial en revanche me semble être que tout individu, quel qu’il soit, et indépendamment de ce qu’il partage biologiquement avec ses parents, est le réceptacle d’un certain nombre de déterminismes dont certains sont d’ordre socio-culturels (et directement modifiables), et dont certains autres sont totalement naturels. Comme l’explique magnifiquement Pierre-Henri Gouyon dans cette vidéo passionnante, on peut aussi agir sur le déterminisme naturel, mais à condition d’œuvrer culturellement pour qu’il n’ait pas la moindre emprise. Autrement dit on ne peut pas l’éradiquer, on ne peut que le rendre atone.

Exemple : la mémoire de chaque élève relève d’une part d’inné ? Mettons fin à toute activité scolaire qui y recourt, et le déterminisme naturel en cette matière tombera à zéro.


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