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Commentaire de ffi

sur La Minute Royaliste n°3


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ffi 4 septembre 2014 20:33

Sur le droit :
Historiquement, le droit a eu 3 niveaux (de haut en bas).
- le droit divin, le décalogue : intangible, éternel, ...etc
- le droit royal : commun à tout le royaume.
- le droit local : la coutume particulière d’un lieu.
 
Le droit divin est pour tous, lié à l’humanité de la personne (universel, catholique), il a la primauté sur le droit royal.
 
Le droit royal est pour tous les sujets du royaume, lié à la nationalité de la personne, il a la primauté sur le droit local mais ne peut contredire le droit divin.
 
Le droit local est propre au lieu, résultat d’un arrangement local, lié à la localité de la personne, il ne peut contredire ni le droit royal ni le droit divin.
 
Le jacobinisme a aboli tout droit local et s’est délié de toute loi divine (on peut marier deux hommes ou deux femmes, tuer un enfant avant qu’il naisse, tuer un vieillard avant qu’il meure, ...etc) : c’est un paradis pour juristes de la capitale.
 
Donc il n’est pas vrai de dire que réintroduire du droit coutumier reviendrait à un éclatement de la nation : si celui-ci est pensé de plus basse justice que le droit national, alors tel n’est pas le cas : c’est juste laisser les gens s’organiser entre eux, mais cadré dans les limites de la législation nationale. Réintroduire la coutume locale, c’est le niveau législatif le plus adapté à un régime qui s’approcherait au mieux de la démocratie (directe). La démocratie directe produit un droit démocratique (droit, du latin directus) dont l’expression est la coutume.
 
C’est quand même bizarre d’affirmer que le peuple se gouvernerait lui-même quand les lois sont les mêmes partout ! Si les gens avaient réellement de l’autonomie (auto-nomie : faire sa propre loi), il y aurait autant de lois que de lieux et de population...
 
Il faut revenir à mon avis à une certaine hiérarchie des normes. Les lois intangibles et essentielles, divines, non réformables par l’État, qui ne nous coupe pas du genre humain aux yeux des autres hommes. Les lois de l’État, qui assurent l’unité, la cohérence et l’union du royaume. Les coutumes qui assurent sa diversité et sa variété.


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