= COMMENTAIRE AU SUJET DE LA DIFFUSION DE L’ÉMISSION ONPC =
L’émission "On n’est pas couché", qui avait été enregistrée, a fait
l’objet de très nombreuses coupes avant sa diffusion. À la fois dans ce
qui a été dit par les journalistes et plus encore dans mes réponses,
lesquelles étaient beaucoup plus circonstanciées que ce qui en ressort à
l’écran.
On peut certes regretter que l’ampleur des coupes ait fait disparaître des pans entiers de mes réponses.
J’avais ainsi parlé de l’ensemble des nationalisations qui figurent
dans notre programme, du nombre des traités qui continueraient à lier la
France à l’étranger en cas de sortie de l’UE, de l’exemple de tout
petits pays qui restent indépendants comme Singapour, du fait que ce 20
septembre était le 222e anniversaire de la victoire des Français à Valmy
contre l’Europe coalisée, de l’article 63 du TFUE qui autorise les
délocalisations, du système de financement de l’UE qui montre ce que
nous rapporterait la sortie de l’UE, de l’origine de l’idée des
États-Unis d’Europe dans le discours de Victor Hugo de 1849 et du
caractère colonialiste et raciste de cette idée, de la liste des
ministres et syndicats anglais qui souhaitent la sortie de l’UE.
Tout cela a été évacué au montage, de même que beaucoup d’interventions
de Léa Salamé et Aymeric Caron. La production a probablement jugé
nécessaire de réduire drastiquement le format à ce à quoi correspond
cette émission. Il ne faut pas oublier que ONPC n’est pas une émission
politique ni intellectuelle, mais d’abord et avant tout une émission de
divertissement.
Ce qui est le plus important, c’est que j’ai pu
faire passer les quelques messages essentiels, à commencer par faire
connaître l’existence même de l’UPR - qui est encore totalement inconnue
d’une écrasante majorité de Français -, et les idées-forces de notre
programme.
Contrairement à ce que je lis dans quelques
commentaires, il était donc évident que je devais me rendre à
l’invitation qui m’avait été faite. Malgré ses imperfections et les
frustrations compréhensibles qu’elle peut engendrer chez nos adhérents
et sympathisants, cette émission ne peut avoir pour effet que de faire
croître la notoriété de notre mouvement et la curiosité qu’il suscite.
Une nouvelle fois, je remercie donc Catherine Barma, Laurent Ruquier,
Christophe Kulikowski, et tous les techniciens de France 2, de m’avoir
invité.
FA