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Commentaire de ffi sur Dominique Pagani : Rousseau, un monde qui commence ! - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Dominique Pagani : Rousseau, un monde qui commence !


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ffi 24 septembre 2014 13:54

"Je me dois d’obéir à la loi quand elle exprime le droit mais j’ai le devoir de me rebeller contre elle quand elle n’exprime que la force"
 
Remarquons déjà que cette phrase ne donne que des obligations. Quand Pagani dit que pour Rousseau, le fondement de l’homme est la liberté, c’est assez surprenant...
 
De plus, il y a dans cette phrase une confusion entre la notion de droit (le jus romain), qui consiste en des arbitrages rendus et des dispositifs fondés par un personnel politique, et la notion de loi, qui consiste en des nécessités valables ad vitam aeternam lesquelles ne sont pas du ressort des hommes eux-mêmes, mais du réel (ex : la loi de gravitation pour prendre un exemple physique) : nécessité fait loi.
 
Le sophisme est encore plus grand encore quand on en revient à l’étymologie.
Obéir, vient du latin oboedire, qui signfie "se mettre à l’écoute" (préfixe "ob-" vers + audire "écouter" = oboedire).
 
Par conséquent, "obéir à la loi" = "se mettre à l’écoute des nécessités".
Si il vaut toujours mieux être à l’écoute des nécessités,
alors il faut toujours obéir aux lois.
 
En revanche,
puisque le droit est constitué des arbitrages rendus et des dispositifs fondés par le personnel politique,
si ce personnel politique est stupide ou déviant,
il est possible que ce droit constitué par lui contrevienne aux nécessités.
 
Dans un tel cas, il vaut mieux désobéir au droit,
que cela plaise ou non au personnel politique.
 
Une fois corrigé tous les sophismes, on peut donc reformuler la phrase ainsi.

"Je dois toujours obéir à la loi mais je ne dois obéir au droit que s’il ne contrevient pas à la loi."
 
Prenons un exemple pour illustrer.
Deux éléments de la loi :
- une loi de vitalité : l’homme doit vivre.
- la loi de la pesanteur : la chose doit tomber au sol.
 
Si les juristes fondent le droit de sauter par le 12ème étage,
alors il ne faut pas obéir au droit, car il dévie de la loi.


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