Éric Guéguen
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Quand vous écrivez :
"Quand les organes de l’"ordre" dont vous faites état passent à l’action,
ce n’est pas au nom d’un immuable, mais afin de pérenniser au contraire
le mouvement perpétuel "
Pourriez-vous donner quelques exemples concrets ?
En effet, par définition, le mouvement perpétuel est quelque chose d’immuable.
Prenez l’exemple du mouvement des planètes autour du Soleil, il obéit à des rapports constants. Donc immuable n’est pas synonyme de fixe ou figé. Il y a des dynamiques immuables.
Tout homme est d’ailleurs pris dans ce genre de dynamique immuable. Il commence par naître, puis finit par mourir. Entre-temps, il alterne veille et sommeille, et pendant l’éveil, il faut au minimum qu’il mange et qu’il boive. Pour manger et boire, il faut qu’il s’active. La vie est une sorte de mouvement perpétuel, qui repose sur une dynamique immuable.
Ne serait-ce pas plutôt que vous entendiez par là que le mouvement perpétuel auquel l’ordre établi nous invite n’est pas conciliable avec nos cycles naturels et que cela menace la pérennité de nos existences ? Autrement dit, pensez vous que le mouvement perpétuel qui nous est imposé nie à ce point les nécessités de nos existences que vous estimez qu’il met en péril nos vies ?
C’est la raison pour laquelle j’aurais voulu que vous nous donniez quelques exemples concrets.