Quand je lis des réactions comme la vôtre, l’argentin, j’ai vraiment froid dans le dos...
Il faut arrêter avec ces conneries, l’Union Européenne est très imparfaite, mais la qualifier de "dictatoriale", c’est n’importe quoi. Il y a vraiment des coups de pieds au cul vers la Corée du Nord qui se perdent !
La dictature est un terme qui a un signification politique précise, celle d’un régime autoritaire se maintenant par la force au pouvoir et réprimant les libertés individuelles (pardonnez l’amateurisme de la définition, mais vous irez vous renseignez). L’UE, malgré tous ses défauts, ne répond pas, objectivement, à cette définition. Dans aucun de ces termes. Si vous étiez dans une dictature, un espace tel qu’Agoravox ne pourrait pas exister.
De même, prétendre que l’Europe serait "racialiste" est totalement idiot.Un très grand nombre d’européens, dans tous les pays qui la composent, ont des origines extra-européennes et ne sont pas "blancs". Et d’ailleurs, les institutions communautaires et européennes ont presque toujours, que ce soit affiché ou non, favorisé l’immigration non seulement intra-européenne, mais aussi extra-européenne.
L’UE est une organisation supranationale régionale. Il est donc normal et consubstantiel qu’elle s’adresse aux pays européens. La qualifier de racialiste de ce fait est totalement absurde. D’ailleurs, il a été très fortement question que certains pays non-européens intègre l’UE : ainsi, la Turquie est candidate à l’UE, et le Maroc, même si ce n’était pas très sérieux, l’a également été.
Vous croyez que François Asselineau vont pouvoir réaliser ce grand rassemblement autour de ces thèmes, de la "dictature européenne" et de son supposé "racialisme".qui vous paraissent moins clivant que la lutte contre le sionisme. Ma foi, je vois mal ce qui peut vous faire dire cela. Pour moi, les deux logiques sont très proches : la dénonciation complotiste et haineuse que professent, chacun dans leur genre, Asselineau et Soral, respectivment de l’Europe et du sionisme, va leur assurer un succès auprès du public complotiste. François Asselineau va peut-être ratisser un peu plus large parce qu’il est moins extrêmiste (ou que ces positions qui le sont passent inaperçue), mais d’un autre côté il est infiniment moins charismatique qu’Alain Soral et au final il est donc très probable que tous les deux auront une audience très sembable. Impressionnante par le nombre de leurs militants sur internet, mais au final (et heureusement) très faible dans la population réelle.
Bien sûr, ils arriveront à rassembler un nombre conséquent de fans sur leur site internet ou page communautaire. Des dizaines d’internautes plus ou moins exaltés vont écrire, dans un français plus ou moins orthodoxe, des odes à leur gourou et des commentaires insultants à l’encontre de tous les autres. Ils vont se gargariser du moindre article pondu sur eux, pester contre les médias "mainstream" et peindre comme des succès leurs pitoyables résultats électoraux. Ils vont essayer de polluer les sites d’autres partis et ceux des médias. Surtout, vu comme s’est parti, ils vont passer une bonne partie de leur énergie à s’invectiver entre eux.
Et puis, viendra la dure loi électorale. Et bien évidemment, il est très probable que les scores réalisés par ces partis seront tout à fait anecdotiques pour ne pas dire désastreux. Alain Soral, tout comme François Asselineau avant lui, va pondre des communiqués triomphalistes commentant son score très faible. Cela va peut-être en tromper certains, mais ça va lasser et très rapidement, la plupart des militants vont déserter le navire.
A mon sens, leurs initiatives ne vont servir à rien si ce n’est à hystériser encore un peu plus la scène politique française.