Bonjour Qaspard
-La paix sociale dans un monde où le travail est principalement
effectué par des machines passe nécessairement par une redistribution de moyens
financiers. Ne pas le faire serait infiniment plus coûteux et intenable (même
pour les plus riches).
------> Je ne
suis pas d’ accord avec vous.
Logiquement, vous avez raison, ce que vous dites
coule de source. Mais du point de vue de cette dynamique sociale qui est le
capitalisme et qui est bourrée de contradiction interne, votre logique n’a pas
de sens parce que cette dynamique elle-même n’en a pas, elle est autotélique.
La base et la finalité du système, c’est la
rentabilité du capital, rien d’autre ne compte. Le capital financier est aujourd’hui,
si mes souvenir sont bon à peu près 15 fois plus volumineux que l’économie réelle,
il y’ a tellement de capital accumulé que même dans le monde virtuel, il bute
sur des limites.
Mais il doit grossir puisque c’est le but de son existence,
c’est comme un virus qui se divise à l’ infini. La seule chose qu’il pourra
logiquement faire, c’est de grossir par prédation de l’économie réelle (ce qui n’a aucun ne sens puisqu’il détruit
ses propres bases mais c’est sa dynamique) et ainsi on risque très probablement
non pas de voir une redistribution des richesses mais une ponction de richesse
du petit capital vers le grand.
C’est à peu près ce qui s’est passé en Grèce, mais cette fois au niveau global,
c’ est pourquoi beaucoup prévoient un effondrement économique.
Au final, on se retrouve avec des petits marchés
de gens très riches avec une classe
moyenne réduite servant à faire tourner la machine.
La paix sociale ? Les grands détenteurs du
capital l’achèteront soit sécuritairement, soit par le Panem et circenses.