@philouie
MISE AU POINT.
Non, je n’ai pas envie de rire, merci bien.
Ce dont je parle n’a strictement rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui. Moi je vous parle d’une anthropologie à front renversé, d’un individualisme remis à l’endroit. L’École d’aujourd’hui formate des ayants droit, des petits cons prétentieux, consommateurs en puissance, à qui l’on apprend à ne révérer qu’eux-mêmes et à compter sur l’État en cas de coups durs. Fini tout ça, les petits Français ont mangé leur pain blanc et il va falloir se sortir les doigts.
Au lieu de se considérer comme individus spontanés quémandant toujours plus de droits, je dis qu’il faut apprendre à chacun, dès l’enfance, à se sentir partie intégrante et singulière d’un tout qui nous précède et nous survivra. Ce tout, c’est la nation, notre communauté politique qui nous commande des devoirs avant de nous consentir des droits. Chacun doit entretenir un rapport particulier avec la nation, médiatrice des êtres entre eux. Nous nous devons, elle et nous, une mutuelle assistance, elle dans notre singularité, nous dans son intégrité. Voilà une chose qui peut parler à tout le monde, un projet dans lequel chacun peut se reconnaître. Vous, que me chantez-vous ? Allah et ses bienfaits ? Mais qui espérez-vous convaincre avec ça, les musulmans ? C’est déjà fait. Les non-musulmans ? Il va falloir les convertir, et je serai le premier à renâcler.
Ce qui est en cause, c’est en effet l’absence de transcendance, mais celle-ci n’est pas nécessairement d’ordre divin, ce qui ne ferait qu’alimenter la concurrence religieuse. Il faut faire fond sur une référence commune, et celle-ci ne peut pas être d’ordre religieux, même si la dimension spirituelle est la bienvenue en chacun, quel qu’en soit le support cultuel. Il faut, enfin, apprendre à voir de la transcendance ailleurs que dans le divin. Et je dis ceci en tant que catholique... en tant que catholique qui n’a aucune envie d’endoctriner ses concitoyens.
EG