@medialter
En fait c’est une hypothèse envisagée par Ouspensky (Un nouveau modèle de l’Univers), donc c’est sûrement une théorie issue de la théosophie de Gurdjieff. L’idée de base est qu’il n’y a pas de raison particulière que notre temps propre soit en ligne droite, et qu’il existe une seconde dimension de temps qui lui permette de "boucler". A la fin on retourne au point de départ, avec plus ou moins d’énergie spirituelle en fonction de ce qu’on a fait au tour précédent. Si on se laisse aller, par exemple si on devient junky, on entamera sa vie suivante avec moins d’énergie, et on court davantage le risque de recommencer un chemin de vie néfaste, au point qu’après un certain nombre de tour on finisse par ne plus naître du tout. En revanche plusieurs cycles vertueux nous rendraient capables de nous réincarner en quelqu’un d’autre, mais dans le passé. Ouspensky émet l’hypothèse que ce qui est mis en scène dans les Evangiles serait une sorte de tableaux des personnages que l’on est amenés à jouer selon son mérite. La pire punition serait de se réincarner en Judas (négativité par excellence, trou noir duquel on ne peut échapper), et la récompense suprême serait d’être le Christ (dernier degré de perfection humaine, seule issue pour sortir du jeu). Bon, après, je ne vois aucune raison qui puisse nous faire penser que c’est comme ça que ça se passe, mis à part les sensations de déjà-vu, qui seraient le seul maigre indice en faveur de cette théorie, mais c’est amusant.