Il se met de lui-même sur la défensive, on voit qu’il révère les médias qu’il passe son temps à dénoncer, c’est paradoxal. Soit il assume un discours anti-média, soit il se plie au jeu des médias... mais lui il recherche à tout prix l’onction des journalistes qu’il accuse par ailleurs d’être malhonnête et manipulateur.
Malheureusement, ça trahit sa vision du monde, typique du haut-fonctionnaire français : il y a la masse des débiles et des ignorants d’un côté, et une poignée de sachants de l’autre (les énarques). Entre les deux, la fenêtre magique des médias qui permet aux sachants de s’adresser aux ignorants. Asselineau est donc persuadé qu’il suffit d’avoir les médias son côté pour conquérir le public, ce qui est évidemment faux.
Il y a un excellent article critique sur Asselineau paru sur Atlantico, qui sort un peu des sentiers battus.
http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-francois-asselineau-est-accuse-etre-complotiste-alors-qu-est-surtout-eric-verhaeghe-2988883.html
Pourquoi Asselineau, comme Dupont-Aignan,
sont-ils régulièrement stigmatisés et tournés en dérision dans les
organes de propagande officielle, alors que Macron est adulé ou, en tout
cas, courtisé ? Parce que ce sont des énarques qui ont abandonné les
positions officielles de l’énarchie. Ils se trouvent donc sous le feu
des critiques de ceux qui détestent la technostructure, et sous les
critiques des énarques qui n’aiment pas les renégats.