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Joe Chip

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    Joe Chip Joe Chip 17 décembre 14:40

    @Gollum

    Je crois qu’ils s’en foutent.... la seule chose qui leur ferait perdre leur "petit sourire en coin", ce serait un changement de majorité politique déterminant (genre "Marine et ses amis") ce qui n’a évidemment aucune chance de se produire.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 17 décembre 14:33

    Au moins France Inter reste cohérent par rapport à sa ligne habituelle de mépris amusé pour les gueux de la France profonde. 

    La presse de droite (figaro, le point, les échos, etc.) a fait bien pire, soutenant dans un premier temps la "révolte fiscale" des GJ avant de les accuser d’avoir "endommagé l’image de la France" (puisque la France n’existe plus par elle-même mais seulement en regard de l’opinion du new york times...), de pleurer sur les "lourdes pertes de Vinci Autoroutes" et de fustiger "la colère, l’envie et l’orgueil" des GJ, qualifés carrément de "pêchés capitaux de la France". Le gouvernement aurait été "trop intelligent et trop subtil" pour les Français. 

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/12/17/25001-20181217ARTFIG00098-gilets-jaunes-le-gouvernement-a-ete-trop-intelligent-et-trop-subtil-selon-le-gendre.php

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/16/31003-20181216ARTFIG00114-colere-envie-orgueil-les-peches-capitaux-qui-dechirent-la-france.php

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/12/16/01003-20181216ARTFIG00138—l-etranger-l-image-de-macron-et-de-la-france-est-endommagee.php

    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/12/17/20005-20181217ARTFIG00128-gilets-jaunes-de-lourdes-pertes-pour-vinci-autoroutes.php



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 17 décembre 14:13

    @maQiavel

    Ils ne connaissent pas la mentalité dominante de la hiérarchie militaire française notamment son fort tropisme otanesque (Otan qui leur octroi par ailleurs des primes intéressantes) , son complexe d’infériorité compensé par une constante reptation philo américaine cherchant la reconnaissance du maître, son profond désir d’être intégré à l’empire.
    Les mecs s’imaginent trouver des De Gaulle dans cette armée alors que généraux et amiraux français rêvent de remplacer les Britanniques dans le rôle de meilleur ami et d’allié militaire indispensable des Américains. Soit …

    Tu parles en connaissance de cause ou... ? Est-ce que tu prends au moins la peine de suivre les auditions des concernés devant l’AN, ou c’est une simple analyse subjective de ta part ? C’est un peu une vue de l’esprit ou une généralisation abusive que d’affirmer que la "hiérarchie militaire française" ne servirait pas les intérêts de la France ou la souveraineté française. Ou alors mets les pieds dans le plat et dis clairement de qui ou quoi tu parles... La culture opérationnelle et stratégique n’est pas forcément la même entre les différents corps d’armée. Par exemple, la marine française a toujours eu une culture plus "atlantique", par la force des choses, que la composante terrestre tournée vers l’Allemagne et le continent. 

    Ensuite, rappeler la réalité qui est qu’au sein des pays occidentaux, la France est le dernier pays à avoir conservé une autonomie matérielle (relative, certes, faute de moyens) et une capacité de projection en dehors des USA. Tout cela implique des coûts, de la volonté politique, etc... donc ne tombons pas dans les caricatures soraliennes sur la "soumission aux Américains".
    Si on estime en revanche qu’une autonomie matérielle absolue et non plus relative est une condition requise pour maintenir notre souveraineté, alors il faut doubler au minimum le budget de l’armée et passer à 4% du PIB, en intégrant la dissuasion nucléaire.

    Cette contradiction entre les ambitions affichées et les moyens donnés est souvent pointée du doigts par les militaires qui tiennent en gros le discours suivant aux politiques :
    "Si vous souhaitez que nous conservions une autonomie stratégique à l’avenir, il faut augmenter le budget militaire et les investissements dans la recherche, sinon la coopération avec l’OTAN donc avec les Américains  est nécessaire sinon obligatoire, car les Américains sont les seuls à être présents sur le terrain et à mettre des moyens".    

    Encore une fois, tenir des discours génériques sur la souveraineté sans parler des moyens qu’il faudrait y consacrer si on veut être sérieux, cela revient à péter dans un trombone. C’est très bien pour faire applaudir dans un meeting de l’UPR, mais ça ne répond pas aux problématiques soulevés par les militaires qui ne sont pas dans leur majorité des suppôts de l’OTAN rampant aux pieds des Américains mais des officiers pragmatiques qui composent avec des demandes difficilement conciliables (faire plus avec moins). Il y a sans aucun doute une partie de l’armée française qui a assimilé idéologiquement cette dépendance à l’OTAN, mais les généraux n’y sont franchement pour rien, ils n’ont aucun pouvoir politique comme l’a montré l’humiliation publique du Général de Villiers par le trouduc de l’Elysée, dès le lendemain de son élection. 

    Je ne parle même pas des interventions mais par exemple de l’entraînement des militaires. On en a eu encore un exemple flagrant avec l’arrêt technique du Charles du Gaulle. Pour maintenir le niveau opérationnel des personnels de la marine, il a fallu s’adresser aux Américains qui sont les seuls à pouvoir mettre à disposition un porte-avion nucléaire équipé d’une catapulte. Ce qui implique donc de coopérer avec eux pour maintenir le niveau opérationnel de nos techniciens et de nos pilotes, car bien évidemment on ne peut pas laisser ces gens à l’arrêt pendant un an et demi ou deux ans. 
    Le seul moyen d’éviter cette situation, ce serait effectivement d’avoir ou de lancer la construction d’un deuxième porte-avion. Ah, mais où trouver l’argent ? Les militaires ne sont pas les décideurs, donc les accuser de "soumission à l’OTAN" est un peu facile. Si on leur laissait le choix, je pense que la plupart des amiraux opteraient bien entendu pour la construction d’un second-porte avion, projet bloqué en réalité par Bercy depuis des années. 

    Donc la question plus pertinente à poser c’est par exemple de savoir si les Français seraient capables d’accepter des sacrifices objectifs et des coupes dans les budgets non régaliens pour financer l’armée, car faut pas rêver, on ne peut pas tout avoir ni tout demander à l’Etat. On ne peut à la fois financer l’Etat-Providence, avoir l’éducation universelle et quasi gratuite y-compris dans le supérieur, un haut niveau de recherche et une armée prélevant 4 ou 5% du PIB. Il faut établir des priorités.

    Sans même parler du fait que ceux qui gémissent sur notre "soumission" ou notre souveraineté perdue sont les premiers à dénoncer le "complexe militaro-industriel" et la soumission à l’étranger (sionistes, arabes, etc.) quand nous exportons des armes.

    La souveraineté, c’est aussi et peut-être avant tout la capacité à faire des choix difficiles.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 14 décembre 11:10

    @Ozi

    Je suis d’accord avec toi, de temps en temps il faut aussi savoir mettre de côté le messager (député LREM) et prendre en compte le message.
    J’avoue être assez réservé sur le thème de la démocratie directe ; il en faudrait sans aucun doute plus au plan local afin de renforcer le sentiment des gens d’avoir une emprise direct sur leur environnement et les décisions qui sont prises. Des erreurs commises à cette échelle (commune, département voire région) se répercuteraient seulement sur le corps constitué qui en aurait pris la décision, et qui serait donc tenu d’en assumer directement les conséquences, ce qui contribuerait efficacement à diffuser le sentiment de responsabilité parmi les membres du corps politique, et donc à en renforcer la légitimité (en dernière instance bien comprise, comme dirait soralien). Le système serait pour l’essentiel vertueux, car pouvant facilement se corriger lui-même. 

    Pour le dire rapidement, je ne suis pas du tout certain que ces vertus se retrouveraient automatiquement à l’échelon national au sujet de décisions lourdes portant sur des questions abstraites et complexes. La peine de mort est bien sûr l’exemple le plus emblématique, mais il y en a beaucoup d’autres qui poseraient des difficultés. 

    Je crois au contraire que plus on s’élève dans la hiérarchie du pouvoir et plus c’est le problème de la légitimité des élites et des représentants qui se pose, davantage et de manière plus urgente à mon avis que celui de la représentativité, car il est situé en aval du système politique et démocratique, touchant à la sélection et à la formation intellectuelle des élites qui est essentiellement en France un processus de reproduction élitaire et castique.
    Cette faible légitimité entraîne de nombreux problèmes car les "prolétaires" qui s’élèvent au sein de ce système présentent tous les signes d’une cooptation qui est d’autant plus difficile à identifier qu’elle se donne comme l’expression parfaite de la "méritocratie républicaine". Or, cette méthode de promotion individuelle, utilisée par les élites du monde entier depuis la nuit des temps pour diviser des populations ou les retourner contre elles-mêmes, renforce le sentiment d’allégeance et de dépendance des individus à l’égard du système qui les a coopté sur la base de la reconnaissance de leurs mérites. Cette perversion de l’idéal méritocratique est rarement identifiée en France. 
     
    Les Anglais étaient passés maîtres dans cette application sociologique du "diviser pour régner", cooptant dans chaque pays qu’il colonisait une élite intellectuelle, sociale et culturelle qu’ils couvraient de bienfaits (fortune, éducation dans les meilleurs établissements londoniens...) pour asseoir partout les intérêts de la couronne britannique et surtout du commerce anglais. Le système néolibéral actuel n’est que la poursuite de ce modèle débarrassé de sa composante nationaliste (puisqu’entre temps le monde anglo-saxon est devenu la "mondialisation", même s’il est de plus en plus concurrencé par la Chine). C’est évident à travers des institutions comme le FMI, l’OMC, voire l’UE... 
    Les Français, au contraire, partaient de la base en tentant d’assimiler culturellement les populations colonisées à travers la langue, l’éducation, la médecine... Ce système universel, plus égalitaire sur le papier, a produit une série d’effets retors dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences, puisque ce sont paradoxalement et de manière quasi-systématique la base de la population qui s’est retournée contre la France dans les colonies. Ca explique aussi les difficultés de sortie du modèle colonial dans le monde francophone puisque l’imprégnation culturelle et sociale a été beaucoup plus profonde que dans les colonies anglaises où seules les élites cooptées étaient "anglicisées".
      
    Bref, cette digression juste pour montrer l’importance fondamentale du mode de sélection élitaire. 

    Enfin, je ne vais pas mentir, je ne crois pas être excessivement démocrate de tempérament. Il me paraît sur le plan philosophique que la liberté est intimement liée au sentiment aristocratique, raison pour laquelle on continue de l’opposer idéologiquement à l’égalité (qui elle, est d’origine indubitablement démocratique). 

    D’ailleurs, cette affirmation politique de la liberté n’apparaît pas historiquement au sein du peuple, mais au au sein de l’aristocratie, et en particulier de l’aristocratie franque. On a ainsi longtemps parlé en France, et notamment tout au long du XVIIIème siècle, des "libertés germaniques" qui auraient légitimité les privilèges historiques dont jouissaient l’aristocratie en tant qu’elle était ou plutôt se percevait comme l’héritière des Francs :

    https://www.wikiberal.org/wiki/Libertés_germaniques 

    Pour certains théoriciens, le libéralisme lui-même tiendrait son origine dans ce système des libertés germaniques, bien plus que dans la tradition romaniste, civiliste et chrétienne (comme l’affirme par exemple Alain de Benoist) 

    Et au lendemain de la Révolution on trouvera de nombreux intellectuels, et pas forcément les plus réactionnaires, pour regretter avec nostalgie les "libertés de l’Ancien Régime" et encore plus le fait qu’elles aient été détruites par la Révolution au lieu d’être apportées et transmises au peuple.



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 12 décembre 16:41

    @Norman’s mum

    Au contraire c’est très cohérent, côté pile le "quiétisme", la haine silencieuse et rentrée, canalisée par une observance religieuse stricte, côté face le djihad et l’explosion de violence libératoire... on pourrait comparer ça à la force contenue dans un élastique en tension, quand l’élastique casse toute la tension accumulée se dissipe d’un seul coup.
    C’est la raison pour laquelle ces types sont toujours décrits comme "gentils" et "discrets" par leur entourage... 

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