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Joe Chip

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  • vote
    Joe Chip Joe Chip 16 juin 21:53

    @Sentero

    Idem. Mais le "patriotisme nucléaire" est un truc bien enfoncé dans la tête des Français, en particulier chez les souverainistes qui en ont fait une nouvelle ligne Maginot mentale... et c’est ce même hubris qui avait déjà conduit les Soviétiques dans le mur. C’est un domaine où il est quasiment impossible d’obtenir la transparence car un Etat aussi bien qu’une entreprise privée ne peuvent laisser entendre qu’ils ne maîtriseraient pas à 100% les paramètres de sécurité. Donc il y a forcément une part de mensonge et de dissimulation d’autant plus dangereuse qu’elle est pour ainsi dire involontaire. Le nucléaire, de par sa nature même,pousse l’homme à se croire en totale maîtrise alors que c’est une dangereuse illusion.  

    Concrètement et vu les difficultés qui se profilent aussi bien du côté des centrales vieillissantes que de l’EPR (vices de fabrication, surcoûts, opacité...) on peut en effet se demander si dans 20 ans on aura toujours la compétence pour gérer toute cette complexité, sans même parler de la vulnérabilité intrinsèque des sites nucléaires ou de notre retard dans la cyberdéfense. La filière nucléaire française n’est peut-être plus aussi sûre et performante que par le passé, mais évidemment, c’est un domaine où l’orgueil national reste à vif, on avait eu la colllabo, on avait perdu l’Empire, mais au moins on avait conquis l’atome comme les Américains et les Russes... donc pour certains le nucléaire est quasiment un problème d’identité nationale, car il renvoie à la France gaulliste, à l’épopée industrialiste des Trente Glorieuses, à la France mythifiée du Concorde, du TGV et de l’industrie nucléaire. Donc faut pas toucher...
     
    Le fait que l’Allemagne et la Suisse fassent pression sur le gouvernement français et EDF pour fermer les centrales proches de leur frontière est un autre indice que la sécurité de ces vieilles centrales doit être remise en question, quelles que soient les motivations des militants antinucléaires et écologistes.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 13 juin 19:16

    @Jean Robin contre Fantômette

    Et puis bon n’oublions pas que l’électorat de Macron c’est aussi des baby-boomers gavés d’épargne, des retraités et des cathos de la "droite des valeurs dans mon portefeuille", donc pas trop bobos quand même....



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 13 juin 19:14

    @Jean Robin contre Fantômette

    Les macronistes me paraissent plutôt correspondre au sociotype du yuppie survitaminé ou du banquier de la City. On ne les sent pas trop adeptes de la méditation pleine conscience, du bio et du commerce équitable quand même. Le supplément d’âme, la consommation éthique, tout ça, c’est pas trop leur truc, on voit bien d’ailleurs que l’écologie les laisse indifférent, c’est juste un support marketing pour vendre des réformes. Ils sont plutôt techno et stakhanovistes (tout le temps en train de parler de leur journée de travail de 12,15,18 heures) et du genre à finir en boîte avec des putes et de la coke, enfin bon, quand je vois Castaner et la galerie de petits clones de la garde rapprochée macronienne, ce sont les images qui me viennent naturellement à l’esprit.



  • 9 votes
    Joe Chip Joe Chip 3 juin 11:25

    Le problème de base l’UPR est qu’il est financé par ses membres et que leur budget de campagne (1,5 millions d’euro) est disproportionné par rapport à leur empreinte politique réelle. Evidemment, quand on est met autant d’argent de sa poche pour financer une cause, on attend inconsciemment un retour sur investissement, d’où cette incapacité à se remettre collectivement en cause.

    Le fétichisme autour du nombre d’adhérents (compteur en temps réel) ne sert qu’à enfermer les gens dans une bulle cognitive et à créer une dynamique politique artificielle. L’UPR est dans un cercle vicieux où le parti doit gagner toujours plus de militants pour se convaincre que le résultat des élections ne dit pas la réalité et surtout pour amasser les fonds nécessaires afin de pouvoir continuer à faire campagne "comme les grands" et entretenir l’illusion auprès des militants. 

    Ils ne savent pas utiliser le net, enfin ils l’utilisent très mal pour faire du tapage publicitaire et du harcèlement en ligne, c’est à dire le degré 0 de la communication numérique. 

    Ils ne tirent même pas parti de le souplesse artisanale d’une petite structure qui fonctionne dans les faits comme le parti communiste des années 50.

    Et puis ils ne comprennent pas ce qu’est une élection (un choix). La posture dialectique des militants de l’UPR est qu’il faut parvenir à priver les électeurs de leur capacité ou liberté de choisir, d’élire, qui serait en soi problématique (l’électeur étant forcément un con/mouton se contentant de remettre à chaque élection une pièce dans l’appareil). Cela passe par une volonté de verrouiller intégralement la réflexion tout en prétendant faire exactement le contraire. 

    "On leur a pourtant tout expliquer à ces débiles, pourquoi ils ne votent pas pour l’UPR ?"

    "Toutes les informations sont sur le site de l’UPR, il vous suffit de lire"

    A les écouter, voter serait un acte intégralement rationnel et impersonnel qui ne pourrait conduire qu’à un seul choix correct en faveur de l’UPR, toute autre option étant disqualifiée comme fasse ou inconséquente. Tout le monde aurait vocation à voter pour Asselineau puisque tous les Français seraient virtuellement d’accord avec lui, sans le savoir encore. Or, voter est un acte foncièrement subjectif. Même un Mélenchon ne va pas jusqu’à insulter ou nier la subjectivité de ses opposants politiques : il admet la contradiction et l’impossibilité de tout réconcilier au travers d’un seul choix pseudo-démocratique. 

    Bref, il y a là un paradoxe fondamental, ils sont dans une logique de parti unique et monocausal qui est déphasée par rapport à la logique électoraliste. Farrage n’a jamais défendu le Brexit ou l’article 50, il a fait en sorte d’être en mesure d’incarner les aspirations des europhobes britanniques et il est allé se battre pied à pied au sein même du parlement. Il n’a pas épluché le contenu des articles 22 et 24 alinéa 3b durant les débats télévisés, il n’a pas agité sa carte des euro-régions, il n’a jamais parlé de Walter Halstein, il a fait de la politique. Il est allé là-bas pour insulter les yeux dans les yeux le président du conseil (« Vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque ») et en le traitant «  d’assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes »


    Ca vous a quand même une autre gueule que nos Philippot et nos Asselineau avec leur ode au CNR et leur article 50. Nous on a des souverainistes qui ne composent même plus une force politique et qui réussissent l’exploit de se disputer des scores de 2 ou 3%. 



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 3 juin 10:09

    @Sparker

    Il n’y a aucun sondage qui donne 30 ou 40% de voix aux partis proposant le frexit, il y a juste un sondage qui a montré que 40% des gens se prononceraient en faveur d’une sortie de l’UE dans le cadre d’un RIC, ce qui politiquement ne veut pas dire grand-chose.
      
    Il y aussi des sondages qui montrent que 60% des électeurs de Mélenchon pourraient voter pour MLP au second tour dee la prochaine présidentielle :

    https://www.lejdd.fr/Politique/a-trois-ans-de-la-presidentielle-ce-que-les-europeennes-nous-enseignent-pour-lelection-de-2022-3901620

    Ce qui est évidemment complètement bidon, le report des voix de "l’extrême-gauche" vers "l’extrême-droite" est marginal, en dépit des fantasmes d’alliance des rouge-bruns agités par les médias. 
     

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