• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Joe Chip

Joe Chip

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2007 0
1 mois 0 14 0
5 jours 0 1 0


Derniers commentaires




  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 24 mai 12:10

    @Qirotatif

    La focalisation sur l’Islam (modéré, conservateur, radical ou autre) est totalement contreproductive. Outre le fait que la critique "culturaliste" de l’Islam nous met rapidement en porte-à-faux avec les "valeurs républicaines" et "valeurs libérales" professées depuis 40 ans par les élites et les politiques - on pourra toujours t’opposer que 5, 10, 15 ou 20 millions de musulmans en France restent des citoyens français jouissant des mêmes droits que les autres et dont la liberté est bornée par les mêmes limites que les autres, l’argument est juridiquement imparable comme les Islamistes du CCIF l’ont bien compris - elle passe à côté de la question fondamentale dont toutes les autres ne sont en réalité que des aspects ou des déclinaisons dans les sphères économiques, sociales ou culturelles, qui est évidemment celle de la transformation (ou l’évolution selon le point de vue) démographique de la société française.

    Or, si tu regardes bien, c’est la seule question qui est totalement taboue en France, le seul fait de la poser est synonyme d’exclusion médiatique (alors que la critique de l’Islam est parfois encouragée) et de marginalisation dans la vie intellectuelle. Même le FN a renoncé à la poser pour prôner une assimilation devenue indéfendable dans le contexte de la mondialisation et qui a surtout été un échec retentissant depuis au moins 30 ans. 

    Les données soit n’existent pas, soit sont verrouillées par une poignée d’experts du CNRS. Hervé le Bras armé de son petit sourire en coin peut ainsi raconter d’émission en émission que le nombre d’étrangers est "stable" en France depuis les années 20 (!) et que l’extrême-droite raconte "n’importe quoi" tout en concédant avec malice aux anti-immigrationnistes que la population française s’est "transformée", pour le mieux évidemment.

    L’outil de base de la manipulation de la réalité est le contrôle des mots. En contrôlant le sens des mots, on censure et on manipule ceux qui doivent les utiliser en leur imposant une médiation qui dénature leurs propos ou les rendent inopérants par rapport à la réalité. Pour le dire de manière un peu simpliste, plus ou parle d’Islam, et moins on parle paradoxalement d’immigration. On n’aurait à vrai dire même pas à poser la question de la présence d’imams intégristes et de terroristes étrangers sur notre territoire si les procédures techniques d’immigration, d’acquisition de la nationalité ou de maintien sur le territoire étaient révisées sur la base de critères concrets et rationnels, comme c’est par exemple le cas en Suisse. 

    La culturalisation de la question migratoire à travers la critique exclusive de l’Islam, d’ailleurs exacerbée par une certaine droite avide de sensationnalisme (halal, voile, etc.), est un piège sémantique qu’il faut à tout prix éviter ou dont il faut se sortir. 

     



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 14 mai 18:05

    Mesnard a malheureusement un côté "tête à claques" qui fait qu’il est parfois difficile de se sentir en solidarité avec le personnage. Il a par ailleurs tendance à mettre en scène l’ostracisme généralisé dont il est ou prétend être la cible, ce qui n’arrange pas les choses quand il est réellement victime de ce genre d’agression.

    Ceci étant dit, il a évidemment raison sur le fond, en France certains violences politiques sont tolérées (contre la droite et l’extrême-droite) quand d’autres font l’objet d’une réprobation immédiate et excessive. 
    Tant que des militants d’extrême-gauche ne seront pas sévèrement punis par la justice, ce climat de chasse aux sorcières perdurera car des habitudes ont été prises depuis les années 70 (censure au sens physique du terme de certains discours au nom d’un antifascisme d’opérette). 
    En outre, je pense qu’il y a une arrière-pensée de la part des autorités qui se disent que tant que ces groupuscules occupent la rue et l’espace protestataire, les militants et groupuscules d’extrême-droite resteront cantonnés à la portion congrue c’est à dire pour l’essentiel à la sphère internet et à des actions confidentielles, ce en quoi ils ont d’ailleurs parfaitement raison. 
    Le problème, c’est qu’il y aussi a souvent chez ces gens des "clients" difficiles à faire condamné : fils de bonne famille, étudiant en grandes écoles... comme on l’a encore vu avec les manifs récentes où la police a arrêté des cadres (dont un diplômé de Centrale) et un fils de chercheur du CNRS chez les blacks blocs. 


  • vote
    Joe Chip Joe Chip 14 mai 17:26

    @Belenos

    On n’a pas attendu Noureddine Boukrouh pour faire des exégèses du Coran, qui ont été faites depuis longtemps, y-compris au sein de l’Islam. A vrai dire, les musulmans analysaient "rationnellement "le Coran depuis longtemps lorsque les Européens en étaient encore à obéir aveuglément à l’interprétation unique et officielle de la Bible par les autorités religieuses et politiques.

    Quant à la relativisation historique du texte sacré ("prise en compte du contexte") elle est courante mais elle porte précisément sur les interprétations du texte et non sur la sacralité du texte en lui-même. 

    C’est toute la subtilité à saisir, car un musulman - comme le rappelle souvent les musulmans eux-mêmes - est laissé libre de ses interprétations et de ses erreurs ("pas de contrainte en religion", etc.) car il n’y a pas d’autorité en Islam (en dehors de Dieu) à l’image du curé qui conduit ses ouailles par la main sur le chemin de la spiritualité. De ce point de vue, comme le rappellent certains exégètes, l’Islam ressemble beaucoup plus au protestantisme qu’au catholicisme dans sa prise en compte de la dimension relative et individuelle de la lecture du texte. 

    Le problème c’est que le sens dégagé par le croyant n’a aucune prise sur le caractère sacré et absolu prêté à la parole "incréée" de Dieu, ce qui veut dire que l’islamiste comme le musulman lambda vont avoir tendance à estimer que leur lecture du Coran est la seule qui soit "halal" puisqu’à leurs yeux l’essence du texte ne saurait être remise en question ou relativisée (comment voulez-vous "relativiser" Dieu ? Il y a là une contradiction fondamentale) .

    Ainsi, quand un terroriste commet un attentat au nom de l’Islam, le musulman lambda vous répond en toute bonne foi que cet acte n’a absolument rien à voir avec l’Islam et correspond au contraire à un dévoiement attribué à des facteurs extérieurs à l’Islam. 

    Donc cette approche "relativiste" au sens européen du terme correspond à notre propre expérience historique du catholicisme. Rome fixait le sens des Evangiles et tout le monde devait s’y plier. C’est pourquoi la Réforme est intervenue pour mettre fin à ce "monopole" romain sur l’interprétation des textes. Il n’existe rien de tel en Islam.  



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 10 mai 16:09

    @Qirotatif

    "on traite les concurrents de "sionistes" 

    Je n’ai pas lu cette critique personnellement

    Tu n’as pas visionné les vidéos postées par l’Argentin pour le compte de l’UPR où ils accusent Philippot de "dévoyer" l’article 50 au profit des sionistes ? J’ai également lu à plusieurs reprises ce genre de diatribe sur des vidéos youtube. Le FN est un parti d’identitaires sionistes, etc. Asselineau évite de mettre le pied sur ce genre de terrain mais la base ne s’en prive pas. 

    Cette absence de courage mélée à une inculture évidente font qu’il n’est même pas surprenant qu’ils en viennent à parler de convergence avec un micro-parti anti-France faisant l’apologie du stalinisme comme le PRCF

    Moi ça ne m’étonne pas après avoir entendu les propos d’Asselineau sur le Vel d’Hiv. Asselineau est un technocrate et un étatiste qui n’admire pas sans raison le fondateur/dirigeant à vie de Singapour. Comme tant d’autres haut fonctionnaires issus des grandes écoles françaises, il n’y a que l’Etat qui a une légitimité à ses yeux et qui vaille la peine d’être défendu. Il n’a aucune vision de la France en tant que telle et à ses yeux le peuple français n’est qu’une masse abstraite attendant de confier son destin à un homme providentiel ou à une élite de technos "qui savent" (ils ont passé des concours). Pas étonnant donc qu’il se sente des atomes crochus avec des staliniens sectaires ou le parti communiste chinois, ça correspond à sa vision du monde (des années 50...). Sa politique étrangère se résume à une apologie de l’ONU teintée de tiersmondisme qui n’a rien à voir avec le gaullisme. 

    La mono-causalité : Comme souvent dit ici, un mouvement politique qui voit en l’UE ou dans la question monétaire la seule cause des difficultés de la France ne peut convaincre au-delà de sa base militante 

    On est d’accord mais là encore on est dans un réflexe très français. Il y a la théorie et puis il y a le réel, dans cet ordre.

    Cette "analyse" est évidement erronée et il suffit de comparer avec d’autres pays de l’UE pour constater que, par exemple, l’immigration de masse n’est en rien lié à l’UE. 

    L’Italie n’a pratiquement pas eu d’immigration jusqu’à une période récente. L’immigration de masse en France a été mise en place par la bourgeoisie entrepreunariale catholique française (ainsi les Français ont vu un jour apparaître sur leurs écrans Monsieur Bouygues qui leur expliquait qu’ils devaient accueillir les immigrés et leurs familles) et par l’élite pied noir (surreprésentée dans la politique française) habituée à vivre dans le luxe et à avoir recours à une main d’oeuvre servile et peu éduquée. J’en connais, s’il y a des gens que ces pieds noirs méprisent encore plus que les arabes, ce sont les ouvriers français. 

    Ces deux classes sociales voulaient se débarrasser à la fois de De Gaulle et du compromis social mis en place à l’issue de la seconde guerre mondiale qui avait créé un partage du pouvoir entre la droite gaulliste et les communistes dirigeant les grands syndicats ouvriers.

    L’influence des juifs fut marginale à ce moment-là, ils ont surtout pesé au moment du vote des lois mémorielles (début des années 70) puis un peu plus tard dans la culpabilisation du peuple français via l’antiracisme institutionnel, dominé par les intellectuels juifs de gauche. 

    Il faut le dire et le répéter : l’immigration de masse en France a été planifiée et organisée par la bourgeoisie française sur fond de ressentiment lié à la seconde guerre mondiale et à la décolonisation. Il faut arrêter de charrier, à l’époque les grandes entreprises françaises envoyaient des caravanes jusqu’au fin fond de l’Algérie pour aller chercher des paysans illettrés qui n’avaient jamais rien connu d’autre que la vie dans leur village. 

    Donc oui, l’UE n’a rien à voir avec ça, pas plus que les Américains ou les juifs (qui ont en quelque sorte encouragé le mouvement dans un contexte de"redécouverte" de la shoah au début des années 70).

    L’absence de colonne vertébrale et l’indiscipline : Dans certains partis (chez les trotskistes de LO par exemple), être militant n’est pas un qualificatif pris à la légère dont n’importe qui pourrait se targuer au prétexte qu’il est à jour de cotis. 

    Là, tu prêches un convaincu. J’ai maintes fois ici-même défendu l’extrême-gauche militante car rien ne m’agace plus que la complaisance de ces petits droitards cyniques et autres patriotes planqués dans leur piaule qui ricanent derrière leur clavier en expliquant que l’extrême-gauche est toujours instrumentalisée par le pouvoir en place et manipulée par les "sionistes" (ou autre entité). C’est le biais cognitif absolu pour justifier leur propre paresse. Facile de ne rien faire quand on se complait dans une vision du monde où les "idiots utiles" sont toujours les gens de l’autre bord qui, eux, agissent, avec les moyens à leur disposition et à leur propre échelle, sans se demander "à qui profite le crime".

    J’essaie à ma petite échelle de bousculer ce genre de mentalité mais je crois que c’est peine perdu, il faudra compter sur la jeune génération qui semble beaucoup moins passionné par les débats stériles sur internet et l’idéologie, ce qui est une bonne chose. Rochedy (dont je ne partage pas la plupart des idées) parlent très bien des ravages induits par ce faux intellectualisme et ces passions tristes dont le but en dernière analyse est de conduire les gens au découragement individuel et collectif.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 10 mai 11:01

    @[Soverain]XPJ

    donc toutes les personnes qui ne rejoignent pas le FN sont des lâches et des peureuses ?

    Non, mais ceux qui lorgent sur l’électorat du FN, qui fréquentent des sites remplis d’affreux néonazis complotistes, et qui traitent un Philipot de "sioniste", tout en jouant les petits-bourgeois républicains antiracistes, le sont.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur






Palmarès