L’UPR est fini en tant que parti politique, donc je ne vois même plus l’utilité de taper sur l’ambulance Asselineau même s’il était prévisible que l’absence d’autocritique, le refus de la critique et le déni systématique pratiqué au sein du "premier parti de France" allaient inéluctablement finir par générer du ressentiment avec l’accumulation des échecs.
La mégalomanie (polie et policée, mais mégalomanie quand même) d’Asselineau aura eu raison de toutes les chances que ce parti a eu ou aurait eu d’exister. Obsédé par le jeu politique traditionnel et les "grands médias" qu’il aura tenté d’amadouer jusqu’au bout, poussé sans doute plus qu’il n’était prêt à (se) l’admettre par un besoin de revanche personnel sur ses pairs et le sentiment d’être passé à côté d’un "destin" en politique, Asselineau n’aura eu de cesse de vendre de l’illusion à ses militants, un peu à la manière d’un spéculateur vendant des profits inexistants à ses actionnaires. Chiffres, courbes de progression "exponentielle" et statistiques à l’appui pour faire gonfler artificiellement le "premier parti de France". L’UPR n’était pas un combat perdu d’avance mais une bulle politique, une bulle dans laquelle malheureusement beaucoup de gens ont investi leur énergie et leur foi.
Et comme toute bulle, la correction est intervenue, ramenant tout le monde à la réalité d’un poids politique qui n’a jamais vraiment dépassé les 0,5%. Et à une dette bien concrète qui remet en question l’avenir politique du parti (600000 euros pour couvrir les frais engagés durant la campagne).
Dommage que, faute de remise en question en interne, les gens de l’UPR n’aient jamais voulu tenir compte des critiques externes, systématiquement écartées et rejetées (et de quelle manière).