C’est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis
qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un
métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce
qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire
taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés
et terrorisés à l’idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique,
hurle à la politique.
Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et
c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent
dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s’exprimera pas, il
ne doit pas être entendu ! - jusqu’au ridicule et la honte, l’épuisement pour
d’autres.
Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l’humoriste, ainsi
nommé, cesse d’être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes
de la malédiction d’un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour
voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l’homme à
ce qu’il croit savoir de lui-même, qui n’est le plus souvent que ce qu’on a
daigné lui enseigner ou bien ce qu’on a souhaité lui faire espérer de lui-même
et des autres.
Dieudonné bel et bien le plus grand satiriste-activiste français
depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus
tôt : Molière : pour prolonger -
http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2017/09/25/dieudonne-le-phenomene-938850.html