@PumTchak
Nous sommes globalement d’accord sur le besoin spirituel.
Peut-être faites-vous allusion, consciemment ou pas, à Pie XII, qui avait souligné ce point essentiel : "si le corps humain tient son origine de la matière vivante qui lui préexiste, l’âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu". (enc. Humani generis, 1950).
Je vous taquine..
Jean-Paul II avait surenchéri : "En conséquence, les théories de l’évolution qui, en fonction des philosophies qui les inspirent, considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme un simple épiphénomène de cette matière, sont incompatibles avec la vérité de l’homme. Elles sont d’ailleurs incapables de fonder la dignité de la personne."
Et Malraux n’avait-il pas éventuellement (il y a débat sur l’authenticité) prédit : "Le XXIème siècle sera spirituel (ou religieux ou mystique) ou ne sera pas." Enfin, c’est l’esprit de notre propos !
Quant à ’sapience’, Spinoza parlait aussi d’intuition, Descartes de certitude et Kant s’en tenait (euphémisme humoristique) à la ’volonté bonne’. Dans tous les cas, il y a une exigence spirituelle, une quête intérieure : un combat spirituel.
La poésie vient aussi au secours de cette exigence : "la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil" pour l’immense René Char.
Au-delà du déterminisme si cher à Aristote, l’existentialisme athée de Sartre s’oppose à celui, chrétien, de Kierkegaard.
"The full mind is alone the clear" avançait prudemment Reeves dans Malicorne.