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Commentaire de Étirév

sur Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs


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Étirév 10 juin 12:12

« Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs »
Oui, parlons-en, ce sera un enseignement.
Clovis est le premier roi de France que l’Église Catholique revendique et dont elle parle longuement.
Il monte sur le trône en 481.
Ce roi s’appelait en réalité Lodoïx, nom devenu Ludovicus, puis Louis ; mais, devant ce nom, il mettait le titre Kaï, conquérant mâle, ennemi des femmes.
Rappelons rapidement l’origine de Kaï :
La Mère primitive a mis au monde des fils et des filles : Caïn, nom générique des enfants mâles ; Habel ou Hébel, nom générique des premières filles.
Chez les Iraniens, le mot Kaï signifiait le grand, le fort. Le plus ancien chef des Perses est Kaïan (de kaïo, brûler, en grec).
Kaian, c’est le Kaïn de la Bible : Kaï uni à Æsar fait César, uni à Æser fait Kaiser. De Kaï Lovis (Louis), on a fait Clovis. Cyrus s’appelait en réalité Kaï-Kosrou. De Kahi-Kahia on fait cahin-caha pour indiquer ce qui va mal.
Le texte samaritain lui donne la signification du mot régir, déployer la puissance d’un roi ; et, dans une multitude de langues, l’idée de royauté (de l’homme) est venue de la racine Kàn, Kîn ou Kain (King et Khan).
L’idée de pouvoir sacerdotal donné à l’homme en vient aussi, puisque, chez les Juifs, le prêtre va s’appeler Cahen ou Cohen.
Chez tous les peuples, Kaïn représente le génie du Mal. C’est le futur Satan, l’éternel ennemi de la Femme et son puissant adversaire.
Donc, Kaï-Lodoïx, devenu pour les modernes Clovis, était un roi qui affirmait par son titre ses convictions masculinistes et sa haine de la féminité et du régime qui avait consacré son autorité.
Voyons ce que valait cet homme.
Voici ce que dit saint Grégoire de Tours, historien du 6ème siècle, de ce Clovis que l’Église de France invoque :
« Il envoya secrètement dire au fils du roi de Cologne, Sigebert le Boiteux : « Ton père vieillit et boite de son pied malade. S’il mourait, je te rendrais son royaume avec mon amitié.  ».
Chlodéric envoya des assassins contre son père et le fit tuer, espérant obtenir son royaume... Et Clovis lui fit dire : « Je rends grâce à ta bonne volonté, et je te prie de montrer tes trésors à mes envoyés, après quoi tu les posséderas tous. ».
Chlodéric leur dit : « C’est dans ce coffre que mon père amassait des pièces d’or. »
Ils lui dirent : « Plonge ta main jusqu’au fond, pour trouver tout. » Lui l’ayant fait et s’étant tout à fait baissé, un des envoyés leva sa hache et lui brisa le crâne. Clovis, ayant appris la mort de Sigebert et de son fils, vint en cette ville, convoqua le peuple et dit : « Je ne suis nullement complice de ces choses, car je ne puis répandre le sang de mes parents, cela est défendu ; mais, puisque tout cela est arrivé, je vous donnerai un conseil : venez à moi et mettez-vous sous ma protection.
Le peuple applaudit avec grand bruit de voix et de boucliers, l’éleva sur le pavois et le prit pour roi.
 »
Cela faisait deux têtes de moins et un royaume de plus pour Clovis.
«  Il marcha ensuite contre Chararic, le fit prisonnier avec son fils et [...] »
Le bon évêque de Tours trouve sans doute que ces horreurs n’étaient que de saintes ruses, puisque c’est un Catholique qui les pratiquait pour la plus grande gloire de l’Église, car il conclut en disant : « Tout lui réussissait, car il marchait le cœur droit devant Dieu.
 »
C’est à la bataille de Tolbiac, livrée près de Cologne en 496, que Clovis promit à Dieu de se faire chrétien, s’il était victorieux.
Voilà un marché peu glorieux pour Dieu et un motif de conversion peu recommandable pour une religion. Cela peint bien ce qu’était l’esprit néo-chrétien.
Clovis fut baptisé avec 3.000 soldats, subitement convertis, dans la basilique de Reims en 496, le jour de Noël.
On sait comment ce saint roi s’y prenait pour convaincre ses hommes de l’excellence de la doctrine des néo-chrétiens.
L’histoire du vase de Soissons, cette lâcheté criminelle, nous le montre : croire ou mourir.
Et ce sont ces abominations que l’on enseigne à nos enfants.
C’est par des forbans comme Clovis que la royauté et le Catholicisme furent introduits et soutenus dans la Gaule.
Ce chef de pirates germains, dont saint Rémi fit un Chrétien et dont l’Église romaine se servit pour combattre les gouvernements des Wisigoths et des Burgondes, qui étaient ariens et féministes, fut appelé par les évêques du 5ème siècle, dans le seul intérêt de leur autorité pontificale, à ravager la France et à s’enrichir des dépouilles des Gaulois.
Et cet assassin de toute sa famille fut traité par l’Eglise presque comme un saint. Il fut le Constantin du Nord.
Les historiens officiels, comme Henri Martin, disent de Clovis qu’il était « actif, rusé, ambitieux, doué de qualités supérieures, pieux, vaillant, glorieux, mais cruel et perfide ».
Quand on est criminel, cruel et perfide, comment peut-on être doué de qualités supérieures ?
C’est à Clovis que l’on fait remonter la promulgation de la loi salique, à tort, car cette promulgation n’eut jamais lieu.
C’est lui qui commença à prendre le nom de Franc et à appeler la Gaule France. Par franc, il entendait affranchi des principes, des lois, de la morale du régime antérieur à lui. C’est de son temps qu’on remplaça l’ancienne justice par les épreuves judiciaires par l’eau bouillante et le fer rougi.
La conversion de Clovis...

«  Il y a deux histoires, a dit Honoré de Balzac : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. »


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