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    Étirév 14 octobre 16:43

    Supposer un commencement et une fin à l’Univers, c’est supposer un commencement et une fin à la matière, un commencement et une fin à la force (la matière en mouvement), ce qui serait absurde.
    Ce qui commence, ce sont les astres, puisqu’ils naissent et meurent ; mais l’Univers, au sein duquel ils évoluent est éternel.
    Pour comprendre ceci, il faut d’abord rappeler que toutes les religions de l’antiquité commencent leur cosmogonie par l’histoire du chaos, état qui précède, dans l’Univers, toute organisation de la matière. Manou dit : « Ce monde était dissout dans le non-être, imperceptible, sans propriété distinctes, ne pouvant tomber sous les sens, ni être imaginé par la pensée. C’était le sommeil de la Nature.  »
    Cette conception du chaos primitif se rapporte à l’état nébulaire de notre planète. Les cosmogonies anciennes ne voulaient, évidemment, désigner par le mot « chaos », que l’état antérieur à l’organisation de la matière planétaire, l’état primitif des matériaux terrestres, soit lorsqu’ils se trouvaient dissociés comme ceux d’une nébuleuse, soit lorsqu’ils commençaient déjà à se réunir en une masse solide formant ainsi un noyau inorganique encore impropre à la vie.
    Si nous appliquions le mot « chaos » à la matière cosmique universelle, nous tomberions dans une erreur de principe, nous supposerions que l’Univers a eu un commencement, ce qui impliquerait une fin, car ce qui a commencé doit finir.
    Suite...



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    Étirév 13 octobre 16:05

    La Science antique
    Quels étaient donc ces premiers instructeurs de l’humanité qui expliquèrent à l’homme la Nature et ses mystères, la vie et ses lois ? La tradition de tous les pays fait remonter cette première science à une « race divine ». Puis, quand vint la religion moderne qui résuma tous les Dieux en un seul, on déclara que « la Révélation vient de Dieu ». Mais ceux qui parlaient ainsi s’appuyaient sur une tradition altérée ; si nous remontons à sa source, nous ne trouvons pas un Dieu, mais des Dieux, et si nous cherchons quel était le secret de leur nature divine, nous devons remonter plus haut encore, et dans ce passé lointain, nous ne trouvons plus des Dieux, mais des Déesses, et forcément nous constatons que c’est cette primitive Divinité, la Déesse, la puissance supérieure (intellectuelle), qui a instruit les hommes. Nous comprenons alors que la source de toute vérité, c’est l’Esprit féminin.
    Déesse est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée.
    Longtemps la science primitive régna sur le monde, elle fut la base des grandes civilisations de l’antiquité.
    Prenons la Cosmogonie. Le terme « Cosmogonie » indique qu’il s’agit de la première Science faite par la Femme, puisque gonie (ou gunia) signifie Femme. C’est le Cosmos expliqué par la Déesse.
    Nul doute que la Cosmogonie fut entièrement faite pendant le régime gynécocratique, elle avait un caractère féminin indéniable et les noms des déesses qui firent cette Science, tels Uranie, Istar ou Astarté, etc., sont restés des dénominations astronomiques.
    Du reste, toute la tradition antique nous montre les Muses expliquant les lois de l’Univers. C’est la première révélation faite aux hommes.
    On sait aujourd’hui qu’une Science grandiose a régné dans les temps primitifs, puis a été persécutée et détruite dans les époques suivantes. Ce seul fait prouve qu’elle fut faite par des Femmes. Pourquoi les hommes l’auraient-ils supprimée, si elle avait été faite par eux ? Et pourquoi, par la suite, l’ont-ils remplacée par tant d’erreurs, au lieu de la refaire dans sa splendeur première ?
    L’étymologie va nous rappeler les liens qui existaient déjà, dans l’antiquité, entre les continents, grâce à cette science :
    On désigne par le mot Mères les Prêtresses de la Déesse Hemœra (devenue Homère). Ce nom a été trouvé dans de nombreuses inscriptions au bord de la Méditerranée.
    Oscar Vignon, dans le Rhin français (31 mars 1917), dit :
    « Le mot gaulois ma-yr (mair) a donné non seulement le mot latin mater, mais aussi cet autre, ma-yr-a, dont témoignent les vieilles inscriptions : Mairæ.
    « Comment se fait-il que les dictionnaires latins les plus récents passent ce Maïra sous silence ? »
    Et Oscar Vignon ajoute : « Vous avez donc bien peur de voir éclater la Vérité Celtique, la Vérité Gauloise, que vous dissimulez avec tant de soin tout ce qui peut servir à la faire resplendir ! »

    Rappelons enfin que le comte Maurice de Périgny, archéologue français, a découvert au Guatemala, dans le district de Peten, les vestiges d’une immense cité de l’époque des Mayas, c’est-à-dire des Mairs.


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    Étirév 13 octobre 12:03

    Hommage à la Sorcière...
    La sublime Prêtresse qui chantait le cantique de la Nature, l’inspiratrice des hommes, la grande consolatrice, Celle qui était la promesse et la miséricorde, Celle qui était la science et guérissait toutes les blessures, a été chassée du temple.
    L’ignorance a pris sa place et s’est faite orthodoxie. Alors, que va-t-elle devenir ?... Qu’elle le veuille ou non, la voilà destinée à l’oeuvre sourde des conspirations.
    « Humiliée dans les petites occupations, elle qui avait vu par-dessus nos fronts, dit Jules Bois, elle fut enfoncée dans les détails obscurs. La sibylle qu’elle porte en elle fait semblant de dormir, mais s’éveille parfois.
    « La femme est en tête de l’hérésie. Chassée du temple, elle devint la sorcière. Elle paya cette révolte du plus riche et du plus précieux de son sang. Les Albigeois et les Gnostiques la glorifièrent. La sainte Sophia était pour eux la Déesse invisible. C’est dans le massacre que fut noyée cette résurrection mystique de la femme. Plus tard, quand les Bohémiens arrivent à Paris, ils disent obéir à la sublime maîtresse du feu et du métal, prêtresse d’Isis, qui dans le dernier de leurs chariots penche un front couronné de sequins sur les livres antiques. Mais la pauvre sorcière du moyen âge est encore la plus dolente. On l’extermine par hécatombes.  »
    Mais il faut un prétexte pour l’exterminer.
    On l’accuse d’exercer un pouvoir magique, occulte et tout-puissant, pour nuire à l’homme.
    Le synode de Paderborn, en son 6ème Canon, confirmé par un édit de Charlemagne, reprit la question des masques anthropophages en ces termes : « Quiconque, aveuglé par le Diable, croit, à la manière des païens, qu’une femme est sorcière et dévore des hommes, et brûle pour cela cette femme et fait manger sa chair par d’autres, doit être puni.  »
    Donc, on mangeait des femmes !... et on accusait les païens de cette invention, pour les noircir !
    Et c’est parce qu’on mangeait des femmes qu’on accuse les sorcières de manger des hommes !...
    Le synode de Riesbach et Freisingen, en 799, dit dans son 5ème Canon que « les magiciens et magiciennes devront être emprisonnés, mais que, dans aucun cas, il ne pourra être attenté à leur vie  ».
    Voilà des documents qui nous font connaître les mœurs qui existaient en ces temps.
    La puissance donnée aux femmes sorcières était immense. Une d’elles, du pays de Constance, qui n’avait pas été invitée aux noces de son village, à cause de sa supériorité, se fit, dit-on, porter par le Diable sur une haute montagne, y creusa une fosse dans laquelle elle répandit sa sécrétion urinaire, puis prononça quelques mots magiques, et, aussitôt, un formidable orage éclata qui dispersa la noce, les ménétriers et les danseurs. Tout cela prouve que le mal qui arrivait lui était attribué : c’était sa vengeance qu’elle exerçait, l’ancienne vengeance divine à laquelle on croyait toujours, quoiqu’elle ne fût plus Déesse. Elle était devenue au moyen âge la Stryge, celle qui s’envolait par les cheminées, se précipitait du haut des montagnes, devenait une chatte, etc.
    Et cependant, malgré la persécution, elle travaille, elle écrit, son esprit toujours actif se manifeste sous l’impulsion de sa plus brillante faculté, l’intuition ; c’est ce qui fait dire à Jules Bois, dans Le Satanisme et la Magie (p. 43) : « Elle se relève la nuit, écrit d’étranges pages, qui semblent ne jaillir ni de ses souvenirs, ni de ses lectures, ni de ses conversations. D’où alors ? Autour d’elle, on s’inquiète : comment croire à des fraudes ? On se récrie, on résiste, puis d’épouvante on accepte tout. C’est que l’invisible devient visible de plus en plus, il commande, il conseille, il investit la maison de sa présence outrecuidante, utile cependant. Il gère les affaires, prophétise, allonge dans la famille moderne l’ombre des vieux Dieux.  »
    La Fée Mélusine, la femme savante et bonne, n’était-elle pas représentée dans un corps qui finit en serpent par le Catholique qui la maudit ?
    Après ce massacre de la Femme, qu’allait-il rester de la société humaine ?
    « La Femme universelle, toujours refoulée par l’Eglise, la Mère étouffée par la Vierge, la Femme vraie, sans fausse honte de sa nature et de ses dons » (Jules Bois). En effet, il restait la Nature avec ses éternelles lois. Il restait la Femme !.. Déesse sans autels, Reine sans royaume, qui n’ose avouer sa royauté,... mais la prend quand même !
    Mais toutes n’étaient pas des femmes fortes, des sorcières. Il y avait aussi les femmes faibles et amoureuses de l’homme perverti. Celles-là vont au prêtre, et ce sont les riches, les joyeuses, les heureuses, celles qui plaisent aux séducteurs par leurs complaisances ; elles lui apportent leurs amours et leur or. Qui oserait critiquer la sainteté de leurs intentions ? Aussi les maris se taisaient.
    Ces bons Pères ! on les comblait vraiment, on les traitait comme des dieux ; il n’y avait pas assez de belles dentelles pour leurs surplis, pas assez d’or pour leurs ornements, pas d’étoffe assez belle pour les vêtir,... les saints hommes !
    Des mains princières travaillaient pour eux, filaient le fin lin de leur robe... Et tout cela couvrait si bien leur boue, qu’on ne la voyait plus.
    Mais les femmes fortes allaient à l’homme maudit, à celui que, par un paradoxe fréquent, le prêtre appelait « Satan », c’est-à-dire à l’homme vrai, grand et droit. Elles allaient donc au diable, elles se donnaient au diable, modeste, pauvre, déshérité comme elles.
    Ce sont eux qu’on appelle les bons hommes, on les prend en pitié parce qu’ils n’ont pas l’astuce et l’hypocrisie des grands seigneurs de l’Église. Ces naïfs sont restés fidèles à l’antique loi morale ; aussi, comme ils sont ridiculisés, avilis, meurtris, les pauvres grands bons hommes, et hués par le peuple abruti ! Mais qu’importe à ces hommes ce qu’on dit d’eux ? il leur reste la vraie femme, la grande, c’est-à-dire tout, et c’est cela qui, finalement, les fera triompher.
    [...]
    Les grandes Femmes du XVIIIème siècle continuèrent l’œuvre des « sorcières », et jetèrent dans le cerveau des hommes toutes les idées qui firent éclore la Révolution.
    Les unes étaient érudites et lisaient le grec à livre ouvert, d’autres furent des savantes qui élargissaient le champ des connaissances humaines, il y eut des philosophes, et des psychologues, des physiciennes et des naturalistes, toutes étaient charmantes et, par le charme de leur conversation, stimulaient l’esprit masculin.
    La Révolution Française c’est la résurrection de...



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    Étirév 12 octobre 16:00

    LES FORÊTS SACRÉES

    Les Dryades (1) étaient logées à portée des forêts sacrées. Le nom de munster que portaient les chefs-lieux de leur résidence est un terme qui signifie lieux consacrés aux Mystères ou à l’observation des astres. Mun-Sterren (ou Mu-Sterren) signifie étoile monitoire, constellation, réunion des Déesses monitoires.

    De ce mot on a fait My-stère, qui doit être écrit Mu-stère, et qui signifie « secret des Déesses », c’est-à-dire un secret qui commandait la vénération (Mot qui vient de Vénus) des peuples, mais qu’il ne convenait pas d’approfondir, si bien que Mystère signifia choses occultes, ou choses sexuelles, cachées, et, peu à peu, Mun-stère signifia Ecole secrète où on enseigne des choses cachées.

    En latinisant le mot munstère, les prêtres ont fait munsterium ou monastère.

    « Les auteurs qui ont traité de l’usage des Forêts sacrées ont bien remarqué que ce culte a été universel et qu’il date des temps les plus reculés », dit de Grave.

    On sait qu’on rendait des oracles dans la forêt de Dodone et dans celle de Daphné.

    Voici en Angleterre une forêt (munster) appelée West-Minster.

    Minster, comme munster, indique que sur cet emplacement il y avait une maison religieuse consacrée aux Mystères, et cette maison était un mona-stère, c’est-à-dire qu’elle abritait un seul sexe. Le local, ou le sanctuaire, où il fut bâti, portait le nom de Thorney, qui venait sans doute de Thorah (la Loi). Ce lieu était jadis une forêt sacrée (lucus sacer), d’où le mot LHWN, origine du mot Londres (d’après Gambden), qu’on fait signifier ville construite d’arbres et de bois.

    Londres (London) est nommée par les Cambro-bretons, habitants originaires du pays, Lundain, et par Ammien Marcellin Lundinum ; le mot lund signifie lucus (forêt).

    Lunder signifie une forêt en langue islandaise.

    Rappelons que West-Minster est devenu le Palais du Parlement britannique.

    Mais l’usurpation masculine a eu des étapes.

    Sous le régime mythologique grec, cette maison fut consacrée au culte d’Apollon.

    Sulcardus, cité par Cambden, assure qu’il se trouvait là un temple delubrum Apollinis. C’est de ce chef que l’Angleterre porte encore dans ses armoiries la lyre ou la harpe d’Apollon, et que les Eaux de Bath sont appelées, dans l’itinéraire d’Antonin, Aquae Solis, eaux consacrées au soleil.

    L’ancienne signification du mot mun-stère était avertir, faire ressouvenir, c’est-à-dire instruire. Men signifiait conduire, et mener a fait Mentor. (Voyez de Grave, La République des Champs Élysées, t. III, p. 218.)

    Quel était donc ce mystère qu’on enseignait si secrètement ? Tout simplement la Loi des sexes ; c’est cette Loi, ce dualisme qui est représenté dans les Mystères par deux colonnes, et que l’on retrouve dans une multitude de symboles qui ont été altérés, et dont la forme ultime seule a persisté, telles la Toison d’or, la Pierre philosophale, la transmutation des métaux.

    La Grande Déesse Vénus, qui vint rétablir la Vérité après le déluge du grand perturbateur Ram, le déluge du péché (les disciples de Ram étaient appelés Ramsès en Égypte), fut considérée comme une Némésis vengeresse, et ce n’est que dans le Mystère qu’elle put rétablir l’enseignement de la Vérité.

    (1) Il s’est formé, chez les Celtes, une catégorie de Maîtresses d’Ecole qui a porté différents noms. On les appelle souvent des Normes (d’où normale), et on nous représente trois Normes fondant un collège chez les Germains et les Scandinaves ; de là le mot Dryade (dry, trois). Mais le nom qui a surtout été conservé est Druidesse, féminin de Druide.



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    Étirév 11 octobre 14:22

    LES FEMMES EN ARABIE APRÈS L’ISLAMISME

    Les évolutions sociales sont lentes, les changements progressifs. Le coran avait inscrit l’avilissement de la femme dans ses lois ; mais les mœurs ne l’avaient pas encore accepté. Les femmes continuèrent encore à briller pendant quelque temps, en dépit du Prophète, de son Dieu et de sa loi.

    L’époque des khalifes qui succèdent à Mohammed est particulièrement brillante par les femmes de valeur qui s’y distinguent.

    L’histoire a gardé les noms de Badhlah, la poétesse qui chante une douce chanson dans les jardins de Baghdad, de Zubeïdah, femme du khalife Haroun Er-Rashid, qui exprimait, dans des poésies délicieuses, l’amour et la douleur. C’était une étoile de première grandeur, qui brillait dans le monde des lettres. Le chroniqueur Madouzi, qui a gardé sa mémoire, a exagéré son luxe et sa prodigalité. Le nom d’Abbassah, sœur du même khalife, est aussi resté dans le souvenir des anciens Arabes. Une autre femme poète, Oleïah, joua un grand rôle à cette époque. Par les accords de sa lyre, elle calmait les fureurs tyranniques du khalife Haroun Er-Rashid. On raconte que, un jour, transporté de plaisir en entendant la belle voix de la chanteuse, il jeta tout le contenu de sa caisse sur la tête de celles qui accompagnaient la Diva, près de 6 millions.

    Renan nous apprend que « l’Islamisme lui-même eut une auréole pour Hind, fille d’Othobah, qui chantait à la tête d’un chœur de femmes, à la bataille d’Ohed, et contribua puissamment à la victoire des croyants ».

    Le khalife El-Motassem eut la pensée d’organiser un « Paradis terrestre », suivant les données du Coran. Ce livre faisait, en Arabie, le même effet qu’avait fait la Bible à son apparition. il faisait perdre la tête aux hommes. Dans les jardins de Zamara, sur le Tigre, il réunit les plus belles femmes qu’il put trouver ; singulière transformation d’une idée ! L’ancienne conception d’un lieu de délices où règne la vie spirituelle, devient un lieu de débauche où règne l’amour profane ! C’est ainsi que ces hommes dégénérés comprenaient le Paradis. Cela amena un changement profond dans les mœurs. La femme libre perdit sa valeur, et ce furent les esclaves qui se soumettaient aux caprices des hommes qui furent les plus estimées. Ces femmes esclaves coûtaient des sommes folles, surtout dans le Paradis de Zamara, où on dépensait le revenu de tout le royaume pour les amours du khalife.

    Il y avait à Médine une célèbre école de chant, d’où sortit la remarquable chanteuse Djemilah, qui évaluait chaque note de sa voix à un prix fantastique, ainsi que l’avait déjà fait, du reste, la célèbre Salamah, chanteuse esclave à Zamara.

    Salamah, Rabéïah, Soueïkah et d’autres régnaient en maitresses sur le cœur du khalife. Les villes les plus saintes d’Arabie, la Mecque, Médine, étaient des centres de luxe restés renommés dans les derniers temps des Abbassides.

    Les khalifes de l’Arabie étaient à la fois chefs spirituels et temporels (khalifat signifie vicariat). Ils se disputaient entre eux le pouvoir, et, pendant qu’ils étaient occupés de leurs intrigues, leurs femmes, profitant de la liberté qui leur restait, s’exerçaient dans toutes les branches de la science et des arts.

    C’est ainsi qu’on vit les femmes des khalifes provoquer une renaissance de la science. Une d’elles, Chodah, s’y fit surtout remarquer. Sa vie austère, livrée à l’étude, contraste avec celle des autres femmes de son temps, si occupées des soins corporels que réclamait l’entretien de leur beauté.

    Avec elle devaient s’éteindre les derniers élans de l’esprit féminin en Arabie.

    Quand les Mongols attaquèrent Baghdad et mirent fin au luxe des khalifes, l’influence et le charme de la femme intellectuelle disparurent de l’Arabie orientale.

    Une classe à part se forma dans l’Arabie méridionale, composée de femmes artistes, les chanteuses des cours des princes ; mais on ne les glorifie plus, l’envie remplace la louange, on les accable de tant de mépris que personne ne veut plus les connaître. 

    Islamisme, Ismaéliens et Touareg

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