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Étirév

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    Étirév 20 février 13:24

    Qui étaient ceux que l’on appelait « Assassins » ?

    Pour répondre à cette question il faut commencer par savoir qui étaient ceux qui s’appelaient « Ismaélites ». Voyons cela.

    La prétention de Mohammed d’établir un Dieu unique fut loin de gagner tous les suffrages.

    A peine né, l’Islamisme vit se former, en face de lui, une secte : les Ismaéliens.

    Cette secte avait pour fondateur Ismaël, qui mourut vers l’an 766. Les disciples d’Ismaël étaient des libres penseurs qui discutaient les préceptes du Coran chaque fois qu’ils en avaient l’occasion.

    Au début, ils agirent au grand jour, mais les khalifes les persécutèrent ; un de leurs chefs les plus célèbres, Babek, qui parut en 815, tomba avec ses partisans en 837.

    Ils se constituèrent alors en société secrète et enseignèrent l’antique vérité, comme les Manichéens, ou du moins le syncrétisme divin résumé dans l’idée d’une dualité représentant l’homme et la femme.

    Ce fut Abdallah, qui vivait à cette même époque à Ahwas, dans les provinces méridionales de la Perse, qui, rendu circonspect par le sort des disciples de Babek, résolut de miner sourdement la religion des Arabes et fit de l’Ismaélisme une société secrète.

    Il divisa l’enseignement des doctrines en 7 degrés. Dans le 7ème degré, on apprenait que toutes les religions des hommes étaient des chimères et qu’il fallait revenir à la Nature.

    Abdallah eut un grand succès ; il forma des disciples, dont beaucoup se firent missionnaires et allèrent propager au loin l’Ismaélisme, qui eut bientôt des ramifications à Bassorah et dans toute la Syrie.

    Le plus célèbre de ces émissaires fut Ahmed, fils d’Eskhaas, surnommé Karmath. Ses disciples, qu’on appelait les Karmathites, n’eurent pas la prudence des autres adhérents d’Abdallah ; ils se mirent en lutte ouverte avec les khalifes encore puissants. Cette lutte fut sanglante.

    Un de leurs plus hardis missionnaires, qui se nommait aussi Abdallah et qui descendait d’Ismaël, avec l’aide des Ismaéliens d’Egypte, et un parti nombreux et déterminé, réussit à conquérir le pouvoir et s’assit sur le trône sous le nom d’Obeidallah-Mahdi (909). Il fut le fondateur de la dynastie des khalifes égyptiens, appelés Fatimites parce qu’ils se donnaient pour origine Fatmah, fille de Mohammed, et non Mohammed lui-même.

    La secte des Ismaélites subsista en Orient jusqu’à la chute de l’empire des Fatimites.

    Pendant toute leur durée, ils firent une active propagande, envoyant partout des émissaires, si bien que cette société se répandit secrètement dans les différentes contrées de l’Asie. Dans la dernière moitié du XIème siècle, un de ces missionnaires, Hassan ben Sabah Homaïri, devint le fondateur d’une nouvelle branche de la secte, celle des Ismaéliens de l’Est, appelés Hashishin, mangeurs de « hashish ».

    L’histoire écrite par leurs ennemis les appelle les Assassins, et les représente comme des brigands et des pillards enivrés de hashish et tuant dans l’exaltation des stupéfiants. On a fait justice de ces calomnies depuis que l’on sait que leur but était de défendre la Femme. Pour eux, les infidèles, ce sont ceux qui ont abandonné la religion naturelle et la loi de Myriam.

    Hassan devint le plus célèbre des chefs de l’Ismaélisme.

    Il était, appelé « le Vieux de la Montagne ».

    C’est vers 1080 de notre ère, avec le Grand-Maître Hassan ben Sabah, que les Ismaéliens jouèrent leur grand rôle sur la scène du monde. Pour se défendre et défendre leur religion, il créa le corps des « Fedawis » (les dévoués), qui, avec un entier dévouement, se chargeaient des missions les plus dangereuses dans les vues de sauvegarder leurs croyances et leur organisation.

    Lorsque les Croisés (les Francs) apparurent sur les routes de Jérusalem, ils rencontrèrent les Ismaéliens de Syrie, et c’est par les croisés que les premiers échos portèrent en France le renom du Vieux de la Montagne.

    Islamisme et Ismaélisme



  • 1 vote
    Étirév 20 février 06:51

    Qu’appelle t-ils « matière noire » dans l’univers ?
    N’est-ce pas ce que dans d’autres temps, les ignorants qui renversèrent tout qualifièrent de « TÉNÈBRES » ?
    La lumière blanche engendrée par la radiation solaire, les lumières colorées engendrées par les radiations stellaires, l’azur céleste produit par l’ozone, forment un ensemble de couleurs que nous voyons plus ou moins pendant le jour.
    Mais, dans l’hémisphère nocturne on ne voit plus rien, tout s’efface, toutes les couleurs disparaissent et « le noir » forme le fond de notre horizon.
    Cette couleur noire, qui couvre tout en l’absence des étincelles qui font la lumière, est celle de l’azote qui remplit l’espace.
    Partout où nous voyons du noir, dans les raies spectrale, dans les espaces qui séparent les radiations, etc, c’est l’azote universel que nous voyons, puisqu’il est partout où un autre corps n’est pas ; c’est l’ancien fluide éthéré des poètes.
    L’Inde de « l’Age d’Or » nous a laissé une cosmogonie grandiose, la plus hardie des théories philosophiques, et qui a survécu, mais qui est en si grande opposition avec les conceptions mesquines de la science moderne, que peu de personnes la comprennent.
    Nous y trouvons d’abord l’Espace qui n’est pas contenu, mais contient tout. C’est l’extension sans bornes.
    Dans cet Espace est une substance primordiale, universelle, celle qui a servi de thème aux dissertations philosophiques de toutes les époques, dont l’alchimie parlait comme d’une chose mystérieuse. Elle est le fond de la Nature manifestée et, cependant, cette substance qui est tout, n’est rien pour nos sens.
    On en parle sous divers noms dans toutes les cosmologies, on y fait allusion dans toutes les philosophies, c’est le Protée de la Nature, toujours fuyant et toujours présent. Nous la touchons sans nous en douter, nous la regardons sans la voir, nous la respirons sans en avoir conscience, nous l’entendons et la sentons sans avoir la moindre notion de sa présence, car elle se trouve dans chaque molécule ; en un mot, c’est le véhicule de tous les phénomènes. On appelle cette substance « Akâsha » en sanscrit.
    C’est donc l’Azote (Æther-Azote), substance qui n’est pas seulement dans notre atmosphère, mais au-delà, mais partout, mais dans l’univers entier, sous des états de condensation ou de raréfaction qui dépendent du milieu dans lequel elle s’épand. Elle est dans les corps organisés et constitue le fond matériel de la substance vivante.

    À l’attention de ceux qui veulent aller vers l’infini et au-delà !



  • 1 vote
    Étirév 19 février 13:44

    Tôt ou tard la Vérité prend sa revanche, on a beau manœuvrer dans l’ombre, on n’empêche pas la lumière de luire.



  • 1 vote
    Étirév 15 février 06:00

    « A quoi sert la conscience ? »
    N’est-il pas préférable, dans un premier temps, de savoir ce qu’est le principe même de la conscience ?

    Malgré la séparation des sexes, le principe mâle et le principe femelle sont représentés dans tous les individus.
    L’homme a en lui une partie féminine : il est un peu femme ; la femme a en elle une partie masculine, elle est un peu homme.
    La conscience de l’homme, c’est la voix de cette partie féminine restée en lui, de cette sensibilité cérébrale encore un peu active.
    Chez la femme, la conscience est spontanée, primesautière parce que ses impulsions cérébrales ne sont pas troublées par la vie sexuelle. Chez l’homme, elle est lente, réfléchie, parce qu’elle fait l’objet d’une lutte entre deux impulsions différentes, l’impulsion rationnelle et l’impulsion sexuelle.
    Donc, la conscience de l’homme c’est la voix de la partie féminine qui est en lui ; elle parle comme parlerait une femme.
    Quand il veut obéir aux impulsions sexuelles, mutilant ainsi l’élément sensitif de son cerveau, la voix féminine le lui reproche, sa conscience crie, s’agite, le tourmente. Quand il commet un acte injuste, quand il torture la femme ou l’enfant, cette voix intérieure crie encore. Il cherche bien à la faire taire, quand son tourment devient trop violent, il s’étourdit, mais tous les moyens qu’il emploie sont impuissants, la voix est toujours là, sourde mais tenace. Il en souffre et, alors, impute à la femme, qui en est la personnification vivante, tous ses maux intimes.
    La femme est la conscience manifestée de l’homme.
    Comme elle, elle impose à l’homme des devoirs qui sont, la plupart, en opposition directe avec ses secrets désirs.
    Mais si la femme est souvent obligée de se taire, la conscience, elle, parle avec une telle autorité, que l’homme est bien forcé de s’apercevoir qu’elle est là, qui veille sur lui. Et, alors, prenant ses reproches pour ceux de la femme, (même quand elle ne les formule pas) c’est à elle qu’il répond, à elle qu’il s’en prend de son tourment intérieur.
    La femme pardonne souvent, la conscience jamais. Un poète a dit : « Jamais au criminel, son crime ne pardonne ! »
    « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent »



  • 1 vote
    Étirév 14 février 15:06

    Origine des Croisades

    Sous la domination des khalifes arabes, une foule de pèlerins Francs, restés fidèles à la doctrine johannite, venaient visiter les lieux où le premier Christianisme s’était élevé.

    Mais, lorsque les Turcs eurent asservi leurs anciens maîtres, les pèlerins d’Europe qui s’aventuraient en Syrie pour visiter Jérusalem et Nazareth essuyèrent des traitements barbares dont le récit enflamma de courroux l’Occident.

    Un de ces hommes, maltraité par les Turcs, Pierre l’Ermite, revint en Europe raconter ces vexations et exciter toute la Chrétienté à la vengeance.

    Le Concile de Plaisance, auquel assistèrent 30.000 personnes, décida la guerre contre les infidèles.

    L’an 1095, sous le pape Urbain II, il fut tenu un Concile à Clermont en Auvergne où on proclama la Croisade dont Godefroy de Bouillon fut le chef.

    Les falsificateurs de l’Histoire diront que le premier prétexte de ce mouvement extraordinaire fut le bruit qui s’était répandu dans toute l’Europe que la fin du monde allait arriver.

    Les prêtres, exploitant cet idéal, firent croire aux populations crédules que Jésus allait revenir pour juger les hommes, et que c’est pour cela qu’il fallait aller délivrer la Palestine, tombée entre les mains des Turcs.

    Quand on annonça une expédition en Palestine, un immense tourbillon se produisit en Occident dans la masse masculine, avide de mouvement, de luttes, de déplacement, c’est pour cela qu’elle suit les conquérants. Elle ne leur demande pas pourquoi on la fait marcher ; elle marche, cela lui suffit, puisque c’est la vie libre entre hommes, l’action violente, brutale, développant les instincts profonds de la nature masculine, cela les grise, c’est pour cela qu’ils aiment la guerre, et nous n’ajoutons pas le plaisir de tuer, quoiqu’il s’en trouve dans la masse que ce motif séduit.

    Pierre l’Ermite organisa la première Croisade, à laquelle prit part Godefroy de Bouillon. Il conduisit 80.000 hommes ignorants et fanatiques qui, pour gagner des partisans, ensanglantèrent leur route, la couvrirent de cadavres, au nom de Jésus.

    Les vrais fauteurs de l’engouement des masses pour les Croisades furent l’entraînement : faire ce que font les autres ; le mouvement : s’il y a un déplacement, en être ; puis l’orgueil : porter des insignes qui représentaient une croyance pour avoir l’air de croire quelque-chose, alors même qu’on ignore sur quoi la doctrine que le symbole représente est basée ; ensuite, se créer entre hommes une solidarité, dont les femmes ne seront pas, se donner à ce sujet un air de supériorité sur elles.

    Le vrai motif ?

    Qu’importe, pourvu qu’on se remue, qu’on parcoure du chemin, qu’on voie un pays nouveau, qu’on s’amuse, pourvu surtout qu’on se batte ? La Croisade fit une diversion à la vie monotone des châteaux.

    Les auteurs contemporains disent que six millions d’hommes prirent la croix. Il s’agissait de défendre une chimère ; des flots de sang coulèrent.

    Toute l’Europe se jeta sur l’Asie. Des femmes même y allèrent. La veuve d’un roi de Hongrie avait pris la croix et s’était mise à la tête d’une partie des femmes croisées.

    Des pédagogues emmenèrent en Palestine plusieurs milliers d’enfants. Le fanatisme faisait son œuvre.

    Cependant, Pierre l’Ermite ne parvint pas en Palestine. Il mourut avant d’y arriver, le 17 juillet 1095.

    Pierre l’Ermite était né dans le diocèse d’Amiens ; il avait guerroyé en Flandre.

    Godefroy de Bouillon fut plus heureux, il arriva jusqu’à Jérusalem et s’en empara le 15 juillet 1099, et y fonda un royaume passager.

    Pourquoi ne déclara-t-il pas Jérusalem la capitale du monde chrétien, la ville sainte, la ville sacrée ?

    Réponse...


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