• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Étirév

sur Loris Chavanette (Danton et Robespierre) est l'invité de Franck Abed


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Étirév 17 septembre 03:57

Les hommes de la Révolution : Danton et Robespierre.
Danton : Voyons ce qu’était cet homme que le peuple a glorifié.
Sans naissance, sans protection, sans fortune, trouvant les places prises et le barreau de Paris inabordable, reçu avocat après des efforts, il a longtemps vagué et attendu sur le pavé ou dans les cafés, comme aujourd’hui ses pareils dans les brasseries.
(...) ses goûts larges, ses besoins alternatifs de fougue et d’indolence, ses appétits de jouissance et de domination, ses rudes et violents instincts d’expansion, d’initiative et d’action se sont révoltés ; il est impropre à la routine paisible de nos carrières civiles ; ce qui lui convient, ce n’est pas la discipline régulière d’une vieille société qui dure, mais la brutalité tumultueuse d’une société qui se défait ou d’une société qui se fait...
Supprimez la Révolution, et il y avait des chances pour que Danton devînt un flibustier du barreau, malandrin ou brave dans quelque affaire interlope, finalement égorgé et peut-être pendu.
« Danton, écrira Lamartine, on l’achetait tous les jours et le lendemain, il était encore à vendre. »
Quant à Robespierre...
Après la journée du Champ de Mars du 10 août, il fut accusé d’avoir conspiré avec les rédacteurs de la pétition de déchéance, et, menacé comme factieux de la vengeance de la garde nationale, il fut obligé de se cacher. Mme Roland, accompagnée de son mari, se fit conduire à onze heures du soir dans sa retraite pour lui offrir un asile plus sûr, dans sa propre maison ; il avait déjà fui ce domicile ; elle supplia Buzot d’aller aux Feuillants disculper Robespierre, pour elle, pour la liberté qu’ils défendaient ensemble ; il y alla, après avoir hésité un moment.
Ces trois amis dévoués devaient tomber victimes de l’homme qu’ils s’efforçaient de sauver.
Robespierre, homme de volonté, sans lumière, ayant toute sa force dans l’instinct, doit être regardé comme l’expression d’une tyrannie populaire dont l’action se réfléchissait dans les moindres comités révolutionnaires ; il n’existait pas d’opinion publique hors de lui, ceux qui avaient le malheur de s’y confier étaient perdus. Tyran subalterne...
LIEN


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès