@hase
Pour moi, c’est la lâcheté qui a permis cette campagne, la peur individuelle de perdre son emploi. Et s’ils ont pu effectivement suspendre les non-vaccinés, c’est parce que la majorité est lâche (si la majorité avait était courageuse et solidaire, impossible de tous les suspendre). On ne peut pas dire que c’est la peur du virus pour les soignants ou les pompiers puisqu’ils étaient au charbon pendant les premières vagues.
Notre société est gangrénée par la peur du chômage, c’est une peur fondamentale qui est finalement extrêmement violente. Dès qu’on fait augmenter ce chômage (ce n’est pas une fatalité, c’est une volonté des décideurs) alors on rend les populations beaucoup plus obéissantes, beaucoup plus lâches et divisées : voir les crises et la monté des extrêmes avant la deuxième guerre mondiale, on reproduit ce schéma aujourd’hui.
Plutôt que de créer des lois de plus en plus inutiles et complexes pour contourner des problèmes qu’on ne veut pas gérer, il serait bon de simplement chercher à respecter le droit au travail et déclarer illégitime tout gouvernement qui permet le chômage. Il faut évidemment des entreprises publiques avec l’état qui possède la création monétaire pour pouvoir embaucher les travailleurs laissés sur le carreau par le privé (comme avant 1973 en France). Et peu importe si ces entreprises publiques sont peu rentables, elles auraient une mission sociale de la plus haute importance, éviteraient bien des drames familiaux et rapporteraient plus que des chômeurs inactifs de toutes manières (donc seraient une charge moindre pour les travailleurs du privé).
La conclusion, il faut virer ceux qui nous gouvernent et qui ne cherchent qu’à nous faire peur pour nous piloter plus facilement, et ils ne partiront pas d’eux-mêmes. Les conditions de travail, son intérêt, sa rémunération (proportionnellement au coût de la vie et à l’augmentation de la productivité), tout a chuté drastiquement "grâce" au chômage, beaucoup de personnes sont malheureuses au travail mais en changer est souvent trop risqué. Voilà comment on est piloté, tondu, divisé : par la peur du chômage.