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Des policiers anglais soupçonnés
d’avoir couvert pendant 30 ans un réseau de pédophilie impliquant des
hommes politiques et des responsables d’institutions publiques
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La Police des polices
britannique a annoncé lundi 16 mars avoir ouvert une enquête pour
corruption. Des policiers auraient couvert les agissements d’un réseau
de pédophiles impliquant des hommes politiques et des responsables
d’institutions publiques entre 1970 et 2000.
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Beaucoup de gens savaient, mais tout a été fait pour maintenir le
silence, jusqu’à l’été dernier. En juillet 2014, la presse britannique
avait révélé que cent quatorze dossiers relatifs à des accusations de
sévices sexuels commis sur des enfants entre 1979 et 1999 avaient
disparu. Des informations confirmées par les ministères concernés. Selon
la presse, l’un de ces dossiers portait sur l’implication de députés et
de personnalités politiques dans un réseau de pédophilie.
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De la Chambre des Communes au MI5
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Le lanceur d’alerte Peter McKelvie avait publié une liste compilée
par la police d’actuels ou anciens politiciens suspectés de participer à
des abus sexuels sur des enfants. D’après lui, pas moins de 40 députés
et politiciens étaient au courant ou faisaient partie du réseau
pédophile. L’affaire toucherait les plus hautes sphères de l’Etat : la
Chambre des Communes, le MI5, Scotland Yard…
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Le premier ministre britannique David Cameron avait alors promis de
« faire toute la lumière » et « d’explorer toutes les pistes pour
découvrir la vérité sur ce qu’il s’est passé ».
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Dans le cadre de l’enquête ouverte en début de semaine, la commission
indépendante sur les plaintes à l’encontre de la police va étudier 14
plaintes. Les fonctionnaires de police sont soupçonnés d’avoir
« supprimé des preuves (…), ralenti ou interrompu des investigations
(et) couvert des délits du fait de l’implication de membres du Parlement
ou d’officiers de la police » a écrit la commission sur son site
Internet.
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Des jeunes garçons fournis « sur commande »
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Dans un reportage diffusé lundi 16 mars, la BBC
affirme qu’une opération de police qui avait permis de recueillir des
preuves d’abus sexuels sur des enfants par un parlementaire et un membre
des services spéciaux britanniques avait été étouffée il y a une
trentaine d’années. Ces informations auraient été transmises par un
ancien officier de police familier de l’enquête et de sa fermeture.
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Selon la chaîne britannique, Scotland Yard aurait passé à l’époque
plusieurs mois à rassembler des preuves d’abus sexuels sur des jeunes
garçons par un groupe de pédophiles dans des appartements du quartier
sud de Londres. L’enquête s’était resserrée autour d’un bloc
d’habitation délabré proche de Westminster, le Coronation Building, où
une caméra avait été cachée avec l’aide d’un gardien et avait permis de
prendre sur le fait un député du Parti Libéral, Cyril Smith.
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Toujours selon la BBC, les enquêteurs avaient pu établir que
des garçons se trouvant en foyer d’accueil étaient fournis « commande
» pour des parties sexuelles.
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La disparition des preuves
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La BBC raconte que le député britannique avait été arrêté en
1980 au cours d’une de ces soirées et emmené au commissariat proche de
Westminster. Mais rien ne se serait passé comme prévu. Cyril Smith avait
été rapidement libéré et un officier supérieur avait ordonné de fermer
l’enquête. Les agents auraient été sommés de donner toutes les preuves, y
compris les ordinateurs et les vidéos, et de garder le silence en vertu
de l’Official Secret Act. L’Official Secret Act est une loi qui prévoit
la protection des secrets d’Etat et des informations officielles,
principalement liés à la sécurité nationale.
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Les enquêteurs avaient alors été assurés que Cyril Smith « ne
jouerait plus aucun rôle dans la vie politique publique. » Mais il est
en réalité resté membre de la Chambre des Communes jusqu’en 1992 et est
décédé en 2010. Le député aurait été protégé par des gens très puissants
voire par d’autres membres importants du réseau pédophile, avance la BBC.
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Trois victimes assassinées
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L’enquête sur le réseau de pédophilie proche de Westminster dans les
années 1970 – 2000 a donc été récemment rouverte et confiée à une juge
néo-zélandaise.
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En décembre 2014, une victime présumée, présentée sous le nom de
Nick, a raconté aux enquêteurs comment lui et plusieurs autres garçons
étaient conduits à différentes adresses de Londres, y compris sur des
bases militaires, pour être abusés sexuellement par des groupes
d’hommes. Il a également accusé des députés et d’autres personnalités
d’être liées aux meurtres de trois enfants de 7 à 16 ans.
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En réaction à ces enquêtes, la Secrétaire d’Etat à l’Intérieur britannique Theresa May a averti la semaine dernière dans le Telegraph
que le problème est « tissé secrètement dans l’étoffe de notre
société » et qu’il ne pourrait s’agir que de la partie émergée de
l’iceberg ».
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https://www.apar.tv/societe/des-policiers-anglais-soupconnes-davoir-couvert-pendant-30-ans-un-reseau-de-pedophilie-impliquant-des-hommes-politiques-et-des-responsables-dinstitutions-publiques/