@yoananda2
Le déisme est bien mieux car non anthropocentrée : il existe une conscience cosmique qui n’en a rien à battre de nous, mais il existe des lois de l’univers pour la matière et les esprits néanmoins.
Dieu vient de
dies, le jour. Les sèmes associés sont la lumière et l’état de veille (de conscience), contrairement à la nuit et au sommeil.
C’est devenu ensuite la représentation d’une entité agissante extraordinaire.
Les précolombiens n’ont pas ce mot, puisqu’ils n’ont pas été au contact de l’Europe. L’équivalent est plutôt associé à force, ou principe. Le Serpent à Plume est une créature extraordinaire, car elle symbolise une force, un pouvoir extraordinaire, surnaturel. Le dragon chinois en est rapprochant.
Les Titans ont précédé les dieux, car le chaos était encore présent, dans le cosmos en cours, et il fallait des entités à forces extraordinaires pour le supporter, et s’ils étaient frustres et mal dégrossis, ça allait avec.
Yahvé, c’est encore autre chose. Il est apparu pour la première fois devant Moïse dans le buisson ardant pour lui confier la mission de ramener son peuple à la terre promise. Moïse lui demandé "qui es-tu ?", il lui a répondu "Je suis celui qui suis" (YHVH) et s’est fait connaître ainsi.
Métaphysiquement, c’est en encore un autre sème : l’insaisissable, l’on ne sait pas qui a fait la Terre.
C’était aussi politique, la bible hébraïque emploi aussi "Elohim" : les dieux. Le peuple que Moïse ramenait (en tout cas dans la légende) était celui de Canaan, des gens qui venaient des cités du Levant ayant chacune son "El", son dieu principal.
Il s’agissait de ménager les dieux particuliers (Elohim) tout en les englobant dans le général (YHVH) pour un peuple globalisé en "hébreux".