@yoananda2
Oui, c’est la "complexité du bousin" qui nous dépasse et c’est une question posée. Si on n’y répond pas, c’est le TGV qui accélère constamment sans frein et finit dans un ravin. Ou bien des individus, ou des groupes trouvent des niches ou des radeaux pour flotter sur l’évolution accélérée et ce sont les déchirements dans une société. Soit c’est la multiplication des conflits (animosités, violences), soit c’est le serrage des boulons totalitaires pour maintenir. Pour l’instant, ce sont les deux en même temps qui montent. A moins de faire advenir un monde de monades, qui font ce qu’ils veulent s’ils ne font pas de crimes ni délits, sans frontières, ni pays ; ni peuples avec leurs cultures, mais moi je ne vois pas.
Cela a un effet sur les moeurs. En France les gens savent de moins en moins où ils habitent, que ce soit les blancs, les Français d’immigration, les migrants. Les univers mentaux et réels d’existence s’affolent, se braquent, pivotent d’une façon collective d’exister à son inverse (melting pot, communauté séparées, France de toujours...). L’Allemagne vient de faire passer une loi punissant ceux qui refusent d’utiliser le pronom (il/elle/iel...) de la personne selon le genre qu’elle s’est choisie. Comment vivre ça ? Est-ce qu’une famille c’est important ou juste un truc on s’en fout ? Ce que disent mes yeux et mon bon sens ne suffisent plus ? Comment faire marcher tout ça ?
C’est un problème collectif avec les manettes pour se choisir qui s’évaporent.
Pouvoir.
Avant, le pouvoir le plus haut montait selon l’extension territoriale d’un empire. C’était la capacité militaire d’abord, puis celle à administrer, puis à dominer, selon, en jouant entre terreur et attraits matériels et culturels. Il y en a encore des succédanées avec leurs vecteurs : l’Etat profond US et d’autres candidats possibles, Israël, les pétromonarchies, la Chine...
Avec la mondialisation des échanges, ce sont des gens qui prennent pouvoir économique sur la planète, nos consommations, nos comportements, nos activités professionnelles. La loi antitrust avait été faite contre Rockefeller, son abus de position dominante lui permettant d’acheter de plus en plus facilement les industries pétrolières, puis d’autres industries. Mais cela n’a guère été au delà de la loi antitrust, contournable de toutes sortes de manières et pour ces gens là, c’est open bar. Ce n’est pas simplement une question de faire payer les riches pour donner aux pauvres, mais de règlementation des activités économiques, de telle sorte que quelques uns n’assèchent pas toutes les activités économiques des autres. La politique est subordonnée pas simplement à l’économique, mais à ces gens là : Macron, Van der Leyen... Quand ils ont des lubies, pesant même sur toute la planète, ils font. Bill Gates a envie de penser que des moustiques transgéniques vont lutter contre la malaria, il en jette des nuées depuis les hélicos sur les grandes villes US. Normalement, c’est le maire qui gère la ville, il y a des gouverneurs pour les Etats, OSEF. C’est maintenant "complotiste" de se poser cette question sur leur pouvoir qui s’étend sans fin, mais ne pas se la poser n’évacue pas le problème.