• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de TchakTchak

sur Peut-on aimer une intelligence artificielle ? Philosophe vs ingénieur


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

' TchakTchak 4 août 2024 09:06

@yoananda2

l’émission est pas mal, un peu brouillon mais les intervenants sont plutôt sympatiques et les nombreux exemples qu’ils donnent sont intéressants.

C’était un débriefing. Les deux protagonistes avaient des choses à se raconter. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils ont dit, j’ai vu des angles aveugles derrière certains de leurs propos, mais j’ai largement profité de leurs déballages qui complètent mon regard et mes incertitudes sur le sujet.

hahaha, c’est marrant que vous ayez retenu ce passage... je l’ai aussi retenu mais parce que je l’ai trouvé mauvais.

Et vous n’en êtes pas surpris, de même que je ne le suis pas que vous ayez trouvé cette explication mauvaise. Au moins nous savons où nous en sommes.
On va peut-être laisser Raphaël Enthoven où il est... Apolline Guillot explique que ce n’est pas le numérique qui va résoudre les problèmes ni les choix existentiels des humains, ni des impensés qui pèsent dans nos vie, ni des réalités émergeantes.

De par chez moi, j’en connais plusieurs qui n’ont pas envie de s’acheter un téléphone portable, même s’ils en ont les moyens. Leur organisation de vie qu’ils ont faite leur convient, ils ne font aucun mal au fonctionnement de la société (ici, il n’y a pas de RMI ou RSA). Alors on peut dire OSEF, ne pas problématiser l’intrusion d’une nouvelle norme, le téléphone portable et tout ce qui avec, qui dérange leurs vies qu’ils ont organisées. Moi, je comprends ça. 


Cela fait plus de dix ans que le gouvernement Indien veut mettre fin au papier monnaie et tout passer à l’e-rupee. Un projet avec Microsoft. La matière première aux activités de Microsoft est bien devenue la connaissance des comportements quotidien des humains. Ce n’est pas vous qui maîtrisez les systèmes numériques, ni vous qui imposez les normes à la société. Microsoft est en mesure d’imposer cette norme à 1,4 milliards d’humains. C’est avec cet exemple l’autre question que j’avais soulevé dans notre fil précédent, en plus du numérique et son système : les normes imposées sur le monde depuis le groupe des multinationales. Ça ne prend pas pour l’instant, car moins de la moitié des Indiens ont un téléphone portable pour l’argent numérique. Et les polémiques sont nombreuses, entretenues par de gens qui veulent garder leur argent monnaie de leurs activités, savoir ce qu’ils ont, ce qu’ils font avec, et ne pas être pistés numériquement. C’est encore une problématique humaine, pas numérique ou IA.

Je pense aussi, comme vous, que le numérique, au fur et à mesure de son développement est confronté à des problématiques émergeantes (comme le cas évoqué du choix entre tamponner la mamie ou le jeune dans la voiture automatique en situation accidentogène). Et je pense aussi que le numérique saura résoudre progressivement sans l’intervention humaine, déjà sur situations moins dramatiques. Mais, ça, ce sont les problématiques du numérique et de ses normes de fonctionnement. 

Va-t-on laisser les problématisations et créations de normes du numérique s’imposer sur celles des humains, peut-on les distinguer et comment ? Pour moi, c’est une question importante et nécessaire.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès