@TchakTchak
il y a un livre "comment la non violence protège l’état" qui fait le point sur ces sujets.
https://reporterre.net/La-non-violence-une-resistance-molle-qui-ne-provoque-pas-de-changement-profond
Je cite :
Gelderloos balaie dans ce livre certaines « manipulations et distorsions historiques flagrantes »
des apôtres de la non-violence qui réécrivent l’histoire pour qu’elle
colle à leurs discours. Il s’arrête longuement sur les cas de l’Inde et
du mouvement pour les droits civiques aux USA,
considérés comme des références par les pacifistes. Il rappelle que
dans ces mouvements, même si l’histoire des dominants et des pacifistes
retient Gandhi et Martin Luther King, de nombreux leaders et mouvements
populaires pratiquant ou prônant la résistance armée ont largement pesé
dans la balance comme Malcom X ou le Black Panther Party aux USA. Il revient aussi sur les émeutes de Birmingham en 1963 au cours desquelles « 3.000
Noir-e-s commencèrent à contre-attaquer, criblant la police de pierres
et de bouteilles. À peine deux jours plus tard, la ville de Birmingham,
qui avait jusque-là été un inflexible bastion de la ségrégation [malgré
les campagnes non violentes], accepta de mettre fin à la ségrégation ».
Et qui a déjà entendu parler de Bhagat Singh, ce révolutionnaire indien
qui s’attira un soutien massif en commettant des attentats à la bombe
et des assassinats au profit d’une lutte visant le renversement du
capitalisme tant indien que britannique ?
Peut-être que Gandhi n’a pas cautionné ces violences, soit. Ca ne change pas grand chose.
Je ne suis pas historien donc peut être que la thèse de Gelderloos est infondée, mais je trouve qu’elle fait sens.
En tout cas, je ne suis pas convaincu par les thèses sur le pouvoir politique du pacifisme.
(on s’éloigne un peu sujet)