@Gollum
eh bien, de mon point de vue votre éminent professeur dit une connerie ou bien s’exprime mal. La quasi totalité des "paradoxes" sont surtout la conséquence d’une interprétation ou compréhension biaisée et non d’un pseudo paradoxe.
En effet, de mon point de vue, le fait que ce soit le "futur sur la planète Terre" est vrai dans tous les cas de figures, que vous allez à la vitesse de la lumière ou bien à la vitesse d’un escargot se déplaçant dans l’espace et revient sur Terre.
Eh oui, dans les deux cas il se sera écoulé comme le disait Fernand pour le fut du canon, "un certain temps".
Le futur en question est ce qui sépare les évènements entre eux. Donc, si vous prenez comme référentiel la distance à parcourir, l’escargot reviendra dans un futur très lointain, tandis que la lumière reviendra très très très vite.
En fait, le paradoxe consiste dans la différence des évènements qui auront lieux où on considère que celui qui voyage à une vitesse luminique, vieillira moins vite pour une quantité de temps équivalente dans un référentiel commun, mais pas dans son propre référentiel.
Ce référentiel commun étant calculé par rapport à la différence de vieillissement, ici, des jumeaux. Sans cela, la notion de voyage dans le futur n’a alors aucun sens propre, puisque le déplacement vers le futur se fait dans un seul sens découlant du principe de causalité et est valable pour chacun d’eux, qui veut que la cause précède l’effet et assure, garantie qu’on se déplace vers le futur et non le passé (enfin, c’est un petit peu plus complexe).
Donc, dans tous les cas on se déplace vers le futur, chacun dans son propre référentiel de vie lié a son rapport aux conditions environnementales et la notion de voyage dans le futur est seulement une relation perçu par les protagonistes les uns vis à vis des autres.
Si le jumeau qui voyage à la vitesse luminique à moins vieillit par rapport à son frère, c’est que son métabolisme subit lui même les effets de la vitesse, mais de mon point de vue, c’est lui qui relativement à son frère voyage à une vitesse luminique, pas le frère resté sur Terre, car pour pouvoir dire que la vitesse de la lumière est constante, cela implique un référentiel lui même fixe, s’il est en mouvement, cela ne veut plus rien dire.
Ainsi, la vitesse de la Terre est de 100 000km/h dans sa rotation autour du Soleil, mais qu’en est il du système solaire par rapport au centre de la galaxie et de la galaxie par rapport aux autres galaxies ?
Pour que la vitesse ne soit pas cumulable, il faut que chaque objet soit à un instant t fixe dans l’espace-temps qui permette de mesurer une vitesse relative par rapport à la constante de la lumière. Qui fait que chaque objet occupe in espace-temps propre et non pas en "confusion" avec les autres.
Donc, le jumeau qui voyage à une vitesse proche de la lumière le sait par rapport à ce même référentiel fixe qui existe pour son frère resté sur Terre et dont la vitesse est par rapport à ce référentiel fixe très faible. Encore une fois, sans cette condition, la notion de constante de vitesse n’a plus de sens.
Un exemple simple concret, lors d’un orage, le son "voyage" moins vite que la lumière et par rapport au son, vous pouvez penser qu’elle à "voyagé" vers le futur ou bien penser que le son arrive en retard. Pour autant il s’agit du même évènement pour les deux, seule leur vitesse relative à ce même évènement est différente, pas le fait qu’il s’agit d’un même évènement.
Bon, là, cela ce complexifie un peu...
Mais la base logique fondamentale est que dans la réalité physique (pléonasme d’affirmation) c’est le principe de causalité qui commande et l’être qui doit s’y soumettre volontairement. A contrario, dans l’imaginaire, la causalité obéit à l’être, mais les lois physiques ne sont plus alors des lieux communs, mais des lieux particuliers. Essayez donc de jouer à plusieurs dans un jeu où chacun modifie les règles pour s’assurer la victoire... !