@Gollum
Ça répond à votre perplexité : " le rejet de Darwin est incompréhensible du coup "
La Genèse est une cosmogonie transformationiste à l’échelle astronomique et minérale, Darwin l’a continuée à l’échelle des espèces vivantes, donc ça aurait dû être bien accepté, mais il y a cette phrase qui semble poser la fixité des espèces vivantes. De fait, l’archéologie n’a pas confirmé l’existence de tous les stades intermédiaires qui ont dû exister entre les espèces pour évoluer de l’une à l’autre, même les grands monstres disparus de l’époque des dynosaures ont des formes typées, fixées. On ne voit pas Néandertal se transformer petit-à-petit en Sapiens, ni Sapiens se transformer notablement depuis 40 000 ans, les accidents génétiques ne forment pas des nouvelles espèces.
Un autre incompatibilité est que Darwin reprend l’argumentation de la Fable des abeilles de Mandeville : l’amélioration du monde (des sociétés, de l’homme) ne serait pas la conséquence du bien (de la générosité, du courage, de la bienveillance, du savoir, de l’idéalisme,..) mais du mal (de l’égoïsme, de la cupidité, du mensonge, de la paresse, de l’immoralité, de la guerre,...). C’est un gros problème philosophique.