@nono le simplet ( Jean Desmaison )
La position de principe des deux belligérants est inévitablement maximaliste : tout prendre ou tout reprendre. Mais la lente érosion de territoire côté ukrainien et l’essoufflement de l’avancée côté russe devraient pousser à trouver des compromis.
Après ça, c’est une question de ’’récit’’, j’ai souvent écrit qu’il n’y aurait ni victoire totale ni défaite totale, la Russie est en situation de victoire partielle aux points et peut en interne faire valoir ses acquis, et l’Ukraine peut se targuer d’avoir limité ses pertes territoriales.
L’accord de sortie ne peut assurément pas se limiter à une suspension du combat, mais des dispositions de non-agression et surveillance de la zone de contact (cf l’armistice de Panmunjeom).
Côté européen on craint (ou feint de craindre) que la Russie continue ensuite au même rythme de production d’armement et attaque l’Europe en 2030. De l’autre côté, il y a le plan de réarmement de l’UE+U.K. Pour sécuriser, il faudra donc revenir à un processus type OSCE, coexistence pacifique puis reprise de relations multilatérales.
Il faudra dans ce cadre abandonner les velléités d’extensions des instances occidentale dans la zone péri-russe ce qui déstabilise la région. Un climat de détente serait la meilleure garantie de sécurité pour les pays de l’Est européens des deux côtés.