@ezechiel
La Chine a conservé comme institution organisée dans sa société
l’esclavage de masse, la soumission de l’homme par l’homme, aboli depuis
dès siècles dans l’Europe catholique.
Après vérification, c’est une falsification, mais on a l’habitude avec vous et votre mauvaise foi, ou stupidité peut-être, Dieu seul le sait, désormais légendaire.
L’église a globalement suivi le mouvement d’abolitionisme. Ce sont surtout les protestants et les laïques qui ont poussé, et ça s’est fait en grande partie pour raison économique aussi, du moment qu’on avait la machine à vapeur (je simplifie) c’était plus rentable. Vous pouvez vérifier.
Je cite :
L’Église catholique a globalement suivi le mouvement abolitionniste plutôt que de l’initier, du moins dans sa phase décisive au XVIIIe-XIXe siècle. Bien qu’elle ait émis des condamnations précoces et ponctuelles (comme en 1435 contre l’esclavage des Canariens ou en 1537 contre celui des Amérindiens), ces interventions étaient limitées à des abus spécifiques et n’ont pas lancé un mouvement global anti-esclavagiste. L’expansion de la traite atlantique a même été facilitée par des bulles papales au XVe siècle (ex. Romanus Pontifex de 1455, autorisant la réduction en servitude des "infidèles" pour des motifs missionnaires). Le silence relatif de l’Église de 1444 à 1839 sur la traite des Africains reflète une prudence géopolitique, priorisant la stabilité des empires catholiques (Espagne, Portugal, France) sur une opposition frontale.
Quant à la base théologique doctrinale, elle n’était pas univoque dès le départ et a été profondément controversée, oscillant entre un idéal évangélique d’égalité et une acceptation pragmatique de l’esclavage comme mal nécessaire. Les Écritures n’abolissent pas explicitement l’institution : l’Épître à Philémon (Ier siècle) exhorte à la bienveillance envers les esclaves sans prôner leur libération, et Galates 3:28 ("Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre") est interprété comme une égalité spirituelle, non sociale. Chez les Pères de l’Église, saint Augustin (IVe-Ve siècle) voit l’esclavage comme une conséquence du Péché originel – un "fait social historique" à adoucir par la charité, mais non à contester radicalement. Cette vision est reprise et systématisée par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle dans la Somme théologique : il concilie l’esclavage "naturel" aristotélicien (certains hommes "nés pour servir") avec la tradition chrétienne, en justifiant une servitude "licite" issue de guerre juste ou de punition, tant qu’elle respecte la dignité humaine (nourriture, instruction)
dans votre cas, on ne plaider l’ignorance. Donc vous mentez sciement.