@tous
Même si c’est présenté de manière caricaturale, Ezechiel pose tout de même la bonne question car le sujet n’est pas tant l’existence réelle ou supposée du libre arbitre que les conséquences sur une société si l’on venait à s’en passer.
La vraie question est : peut-on construire une société démocratique fondée sur la liberté et la responsabilité individuelle sans le libre arbitre ?
Et je parle bien d’une « société » toute entière et non d’un point de vie individuel. La réponse est contenue dans la question : cela n’existe pas. Et ce n’est même pas une opinion personnelle mais un état de fait. Le cas des USA est intéressant à cet égard : fondés sur les principes de Calvinisme, les États Unis d’Amerique ont toutefois abandonné rapidement cette négation du libre arbitre postulée par leur fondateur car ils se sont (évidemment) rendus compte que c’était inapplicable pour une société de droit.
C’est d’ailleurs tout à fait logique : si vous établissez la fin du libre arbitre, vous ne pouvez plus exercer la responsabilité individuelle et, de fait tout l’édifice juridique que nous connaissons s’écroule de lui-même.