Tout est possible venant d’une bureaucratie irresponsable de plus en plus dictatoriale qui n’a plus guère de comptes à rendre à qui que ce soit. Le bon sens voudrait qu’on calme le jeu sur le dossier ukrainien et qu’on arrête ce désastre dont nos dirigeants sont largement responsables, mais vu leur degré d’impopularité, la conséquence d’une gestion à la soviétique d’un amalgame hétéroclite de peuples et l’impérieuse nécessité de souder des éléments disparates aux tendances centrifuges autour d’un projet commun (lutter contre une menace "existentielle", l’armée russe en l’occurrence et aider un Etat qu’on a sciemment envoyé au massacre auparavant), ils sont capables de le faire malgré tous les signaux d’alarmes qui s’allument.
Se souvenir qu’ils n’ont pas de diplomatie qui soit cohérente, condamnant vertement quelques civils tués ici après une salve de centaines de frappes russes et inaudible face aux dizaines de milliers de massacres de civils en Palestine, avec à la manœuvre une Kaja Kallas qui a oublié le rôle prépondérant de la Russie dans la défaite du nazisme en Europe et donne des leçons de révisionnisme toute honte bue par ex.
En géopolitique il faut des joueurs d’échecs et l’idée que se garantir un ennemi à nos frontières pour des décennies, qui arrosera de ses ressources notre principal compétiteur économique (la Chine qui va terminer l’année avec une balance commerciale excédentaire de plus de 1000 milliards d’euros), est une meilleure option qu’ *un continent pacifié et des relations économiques mutuellement bénéficiaires, se semble pas atteindre leur conscience un seul instant.