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Commentaire de Gollum

sur Info ou désinformation ? LCI : "Un réseau de propagande pro-russe attaque Emmanuel Macron sur son QI"


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Gollum Gollum 13 décembre 2025 09:21

@yoananda2

c’est pour ça qu’on a plein de prêtre femmes d’ailleurs. 

Et qu’aucun des douze apôtres ne fut une femme...

St Paul :

La relation entre les sexes ? Les Épîtres suggèrent qu’il les juge de façon équitable, dans une optique de réciprocité : “Que le mari rende à la femme ce qu’il lui doit, et que la femme fasse de même envers son mari.” Si le mari dispose du corps de sa femme, l’inverse est vrai également : “La femme n’est point sans l’homme ni l’homme sans la femme, car tout vivant vient de Dieu.”

Pourtant les indices d’une méfiance de Paul face à la femme ne manquent pas. Par exemple, des remarques tirées d’une observation dévalorisante. Les femmes sont cancanières, les jeunes veuves causeuses intrigantes… À travers cette dépréciation somme toute anodine, c’est toute la philosophie profonde de Paul qui se révèle, son horreur de la chair, de la sexualité : “Je suis charnel, vendu au péché. La loi du péché est dans mes membres” ; “Si vous vivez selon la chair, vous mourrez. Si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez…” Un refoulement radical des pulsions ; le corps péché face à l’Esprit rédempteur. Et une culpabilité de la femme, pire que celle de l’homme : “Adam n’a pas été séduit” et la femme séductrice s’est, elle, rendue coupable de transgression. Sa seule rédemption : la maternité. Et ce commandement : n’apparaître en public que voilée ou les cheveux rasés. La face de l’homme, elle, n’est pas outrage. Car elle est “à l’image et à la gloire de Dieu”. “Il est bon pour l’homme de ne pas toucher à la femme.” Mais comme il faut bien faire la part des choses, et celle du démon, Paul admet la mariage strictement monogamique : “Mieux vaut se marier que brûler.” Certes “l’homme qui marie sa fille fait bien”, mais “celui qui ne la marie pas fait mieux.”

Ce refus flagrant de la sexualité, celle de la femme perçue comme plus insidieuse que celle de l’homme, conjugué avec son tempérament impérialiste, débouche chez Paul sur ce qui nous paraît aujourd’hui le moins acceptable, et ce qu’on a surtout retenu de lui : la relégation de la femme hors de toute activité civique. “Que la femme écoute l’instruction en silence avec une entière soumission. Je ne lui permets pas d’enseigner ni de prendre de l’autorité sur l’homme. Qu’elle demeure dans le silence.” Interdiction qui a pesé durant des siècles avant que d’être remise en question.

Tertullien : 

cela n’empêche pas qu’il soit loin de reconnaître ici-bas une réelle égalité des sexes. A ses yeux, les femmes sont ordinairement dangereuses pour les hom- mes (11) : qu’elles le veuillent, ou même qu’elles ne le veuillent pas mais ne pren- nent pas assez de précautions, elles risquent d’être pour eux une occasion de chute en éveillant leur désir (12), or, à son avis, le désir sexuel n’est permis par Dieu fu’entre conjoints (13), et ce qui est permis n’est pas réellement bon (14), le désir le nourriture étant le seul qu’il reconnaisse comme naturel (15). - En outre, les femmes sont historiquement coupables : à l’en croire, Eve est la principale res- ponsable de la chute d’Adam — auquel le diable n’avait pu s’attaquer — (16), et
toutes les femmes encourent comme elle

"la honte de la première faute et le reproche d’avoir perdu le genre humain" (17). - Enfin, elles sont ontologique- ment inférieures aux hommes : l’homme est plus proche de Dieu parce que lui seul a été créé à son image (18), tandis que la femme a été créée à partir de l’homme et pour lui (19) ; l’embryon male atteint sa forme complète avant l’embryon femelle (20) ; de toute façon, bien que la vertu en matière d’abstinence sexuelle soit plus difficile à l’homme qu’à la femme (21), celle-ci est plus faible que lui (22) ; elle n’a même, finit-il par penser, aucune activité dans la génération :
nourrice plutôt que mère, elle n’est qu’un champ pour la semence masculine (23). De ces conceptions, qu’il considère comme des constatations de fait, Tertullien tire des conséquences considérables. Puisque la femme est ordinairement dange- reuse par le désir qu’elle peut éveiller, même si elle ne doit pas "adopter un exté- rieur en tous points grossier et sauvage" (24), elle doit " faire oublier en le dissi- mulant et en le négligeant (son) charme naturel" (25) et, si elle sort de chez elle, porter dès sa puberté un voile qui aille jusqu’à sa ceinture (26), en ne se souciant de plaire qu’à son mari et à Dieu (27). - En outre, puisqu’elle est responsable de la chute, elle doit non seulement enfanter "dans les douleurs et les angoisses" et subir l’attirance d’un mari qui est un maître (28), mais aussi, loin de chercher à plaire aux hommes (29) ou à elle-même (30), préférer " vivre en haillons", ambi- tionner "la tenue de deuil", se présenter " partout comme une Eve pleurante et
repentante pour mieux expier et racheter par toute sa mise ce qu’elle tient d’Eve"
(31). - Enfin, du fait de son infériorité naturelle, elle doit, même adulte, être sou- mise en tout à un homme : à son mari ou à celui qui est responsable d’elle légale- ment (32) - évidemment tant que cette obéissance ne la pousse pas à contrevenir à la loi divine - ; en particulier, dans l’Eglise elle ne peut accomplir aucune fonc-
tion supérieure à celle de diacre, pas même baptiser ou enseigner (33). Assurément, à considérer isolément chacune de ces conceptions sur la spécifi- cité de la femme et de ses devoirs, on peut être tenté d’y voir des exagérations dues à la rhétorique ou à des mouvements d’humeur passagers. Mais, quand on cons- tate que, hormis quelques remarques de caractère strictement physiologique (34), elles sont pratiquement toutes exprimées dans plusieurs traités (35), et qu’elles for-
ment un ensemble cohérent, on ne peut plus en réduire aussi facilement la portée.

Etc, etc....  smiley


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