C’est toujours intéressant de l’écouter. Maintenant, je ne la trouve pertinente au sujet des sciences dures. La science moderne est devenue très nominaliste. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer entre les termes forgés à l’époque classique et ceux forgés aujourd’hui : conservation de la quantité de mouvement, théorème de l’énergie cinétique, principe de moindre action, pression, masse vs fonction d’onde, tenseur d’Einstein, équation de Maxwell, équation d’Hamilton-Jacobi, équation de Dirac, paires de Cooper, quantum de Planck, constante d’Einstein.
Autant à l’époque classique les concepts étaient dénommés avec des termes qui donnaient déjà l’intuition de leur contenu, autant à l’époque moderne, les concepts tendent à rendre hommage.
Comme si le terme par lequel on désigne une chose n’avait pas d’importance : c’est bien du nominalisme...
Las, cela rend la science moderne particulièrement obscure et permet tous les délires. La physique moderne a perdu le fil.