La fondation de la Pennsylvanie comme colonie de la couronne britannique remonte à 1682, année où William Penn a débarqué pour la première fois sur cette Terre nouvelle qui lui avait été octroyée par Charles II. Or 1682 est également l’année où la Louisiane française fut fondée par Robert Cavelier de la Salle (né en 1643 alors que William Penn est né en 1644).
On peut établir un parallélisme intéressant entre la Louisiane française et la « Sainte Expérience » de Pennsylvanie. Dans l’un et l’autre territoire, les relations entre colons et Indiens furent exemplaires, si on les compare à ce qui se passait dans les autres colonies britanniques. Il s’agissait, dans l’un et l’autre cas, d’une colonisation pacifique. William Penn et Robert Cavelier de la Salle avaient tous les deux pris la peine d’apprendre la langue des Indiens avec lesquels ils étaient en relation, et ils avaient gagné leur confiance. Mais ce qui est tout aussi intéressant, et bien mal connu, c’est la nature exceptionnelle des relations entre la Pennsylvanie et l’Amérique française tout au long des guerres franco-britanniques…
Les Français ignorent à quel point leur propre histoire a été mêlée à celle des Quakers, la « Société des Amis », en Amérique du Nord. Ils ont adopté les mêmes « grands hommes » que les Anglo Américains : Georges Washington et Benjamin Franklin, tous deux francophobes actifs pendant la guerre de sept ans, et ils ont oublié William Penn, partisan d’une co-existence pacifique entre Indiens, Anglais et Français en Amérique du Nord.
Les Quakers qui émigrèrent en Amérique du Nord au XVIIème siècle voulaient créer un Nouveau Monde Spirituel dans le Nouveau Monde géographique. Ils furent combattus, voire persécutés par les autres colons britanniques. Ils sont restés minoritaires. Leur histoire aurait pu constituer une épopée. Elle a été en partie gommée. C’est bien parce que cette histoire « a été en partie gommée » que des erreurs d’appréciation ont été commises dont la plus flagrante fut bien d’avaliser l’imposture de B. Franklin pris pour un Quaker par les Français : « Au XVIIIe siècle les Français commirent la double erreur d’idéaliser les Quakers en imaginant qu’ils étaient parfaits et de les « banaliser » en croyant confusément que tous les colons britanniques d’Amérique du Nord étaient Quakers »
C’est en partant de cette confusion qu’on a vu en Benjamin Franklin un Quaker ami de la France, alors que le véritable ami de la monarchie française là-bas était bien un authentique et prestigieux Quaker : William Penn, fondateur de la Pennsylvanie, mais éclipsé justement par B. Franklin.
NB : Jean et Jacques sont appelés « Boanerges » par le Christ (Marc 3:17), ce qui signifie « Fils du Tonnerre » et se traduit aussi par « Fils de l’Energie » ; il semble donc bien que les deux « Boanerges » aient disposé d’une sorte de « Maîtrise de la Foudre », qui est énergie électrique, c’est-à-dire énergie spirituelle et Véhicule d’information divine : « Les disciples Jacques et Jean voyant cela dirent : Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ? » (Luc 9:54).
On dit aussi que Gengis-Khan voulut attaquer le « Royaume du prêtre Jean », mais que celui-ci le repoussa en déchaînant la Foudre contre ses armées.
La Tradition met en relation le « pouvoir de la Foudre » avec l’Initiation.
Or, n’est-il pas étrange, rappelle René Guénon, que Benjamin Franklin ait dû, précisément, sa réputation au « détournement de la foudre » ? Il va de soi, ajoute Guénon, que c’est là quelque chose qui dépasse de beaucoup le point de vue de « politique extérieure ». Du reste, si nous ajoutons que Cromwell nous paraît bien aussi avoir joué antérieurement un rôle tout à fait du même genre que celui de Franklin, on comprendra qu’il ne s’agit pas là simplement de politique « anglaise » ou « anti-anglaise », mais de quelque chose où, en réalité, l’Angleterre, l’Amérique ou d’autres nations peuvent être « utilisées » tour à tour, suivant les circonstances, pour des fins qui n’ont sans doute pas grand-chose à voir avec leurs intérêts particuliers.
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