@yoananda2
Bon ça devient une habitude entre nous, on a manifestement besoin de se fritter un bon coup au bout d’un certain temps pour pouvoir débloquer une discussion qui s’enlise 
je n’aime pas aborder un sujet par la lorgnette institutionnelle dès le départ. Tu as le droit de le faire, pas de soucis, mais moi, je réfléchis d’abord par moi même, et ensuite, je regarde ce à quoi j’adhère ou non dans les textes.
Soyons clair : si j’insiste autant sur cette Constitution, c’est pas parce que je suis autiste ou par un besoin sadique de te faire chier, c’est juste parce que je n’aime pas aborder des discussions fictives (sauf si on se met d’accord dès le début) et que je cherche à m’appuyer sur la réalité concrète à laquelle je fais face.
Est-ce que tu comprends cela ?
Donc, je penserais TOUJOURS le bien commun, la souveraineté, et même le principe d’avoir une constitution, en dehors du cadre admis. Je ne dis pas que je refuse ce cadre, je dis que je fonctionne pas systématiquement dedans.
Je tente à nouveau une explication : tu as tout à fait le droit d’estimer que la Constitution actuelle n’est pas conforme à l’idée que tu te fais du Bien Commun. Je reprends mon exemple de la loi : on a le droit de contester le bienfondé des lois, et je dirais même que c’est une discussion indispensable en démocratie, je n’ai aucun souci avec ça. Mais tant que cette loi existe, tu dois la respecter. Ou pas mais alors tu fais le choix d’être en infraction. Pareil pour la Constitution actuelle : tu peux parfaitement estimer que le Bien commun peut tout à fait se passer de la souveraineté populaire sauf que...tant qu’elle existe, tu n’as pas le droit de passer outre. Et donc le fait d’évoquer une instance autre que la nation dans ce cadre là est HS dans la discussion.
Mais la constitution ne parle pas de "bien commun", et le "bien commun" n’est pas synonyme de "souveraineté". Oui, c’est proche, mais non, c’est aussi très différent.
La Constitution n’emploie pas ce terme mais elle s’articule à partir de cette base commune qui est la souveraineté populaire française. Il faut bien comprendre que TOUT ce qui en découle par la suite (les lois constitutionnelles, les lois ordinaires,...bref tout l’arsenal juridique) vient de là.
Alors oui, il y a AUSSI le droit européen qui a pris un essor considérable et qui s’impose même aux lois nationales c’est vrai. Mais ce droit ne peut pas (encore) s’appliquer s’il s’oppose à notre Constitution. Voilà où on en est aujourd’hui.
La constitution c’est un débat annexe pour moi. Le vrai débat, du moins celui qui est le point de départ et auquel tu n’a pas répondu de manière satisfaisante, c’est celui de la non puissance individuelle qui serait compatible avec la puissance étatique. On n’a pas besoin d’aller chercher des arguments dans la constitution à mon avis pour répondre à ça.
Ok alors concentrons-nous là-dessus maintenant (effectivement rien à voir avec la Constitution, on est au-moins d’accord là-dessus
).
Je ne comprends pas ce qui te semble incompatible là-dedans dans la mesure où tu prétends avoir compris ce que j’entends par le concept de "non-puissance individuelle" ?
Afin d’avancer, je te propose de répondre à la question suivante : comment toi tu définis la puissance individuelle ? Mettons-nous d’accord là-dessus déjà et ensuite on pourra (peut-être) clarifier les choses