@yoananda2
<quote><i>ça ne
disculpe pas d’un minimum de rigueur intellectuelle.</i></quote>
La « rigueur intellectuelle »
n’a rien à voir là-dedans.
Débat inutile, tant les
arguments ont été discutés mille fois.
Inutile sauf la découverte de
la personnalité de Guénolé, de mère juive et prenant le parti des Palestiniens,
en prenant des risques personnels. Il avait le bon profil pour démolir Soral.
A-t-il réussi ? Oui dans
la mesure où l’on se fonde sur la DJ (JDA). Soral tombe indiscutablement dans
les catégories décrites par la DJ (avec une légère ambiguïté : Soral n’essentialise
pas les Juifs en tant que personnes, il dénonce la religion et ceux qui choisissent
de l’appliquer rigoureusement ou l’utilisent d’une façon qu’il juge négative).
Non si l’on considère qu’attaquer,
même violemment, la religion juive et ses effets (ou la religion musulmane et
ses effets, Houellebecq n’a pas été condamné) est un droit en République française.
Se rappeler des attaques violentes contre la religion catholique fin XIXème, et
de la loi de 1905.
Soral se réclame judéophobe. Le
problème est que la judéophobie et l’antisémitisme au sens DJ sont
difficilement discernables (comme peut-être bientôt l’antisionisme et l’antisémitisme,
si la loi Yadan amendée est adoptée).
Tout cela est un héritage très
malheureux du nazisme, et plus récemment de la communautarisation de notre
pays. Les juges considèrent que critiquer durement (une religion, une
communauté), c’est stigmatiser et donc pénalement répréhensible. C’est leur manière de contribuer à la paix civile,
mais pas à la liberté d’expression qui recule. Il n’est peut-être plus possible
de faire autrement.