L’artiste de service nous dit, parlant des "Sub-sahariens" :
"On ne meurt pas de la disparition du monde connu, on en fait autre chose". Quelques instants plus tôt, elle nous disait que les mêmes "n’avaient pas les clés du monde".
Ce qui montre bien que les Africains qui ont vu la disparition du monde connu ne tentent pas, en fait, de créer autre chose, ils se réfugient plutôt dans le monde inconnu.
Et l’artiste de nous dire : maintenant, il faut payer !! Mais ce n’est pas la colonisation que nous payons, c’est la décolonisation. Ce n’est pas parce que l’homme Africain a saisi son destin qu’il a débarqué en Europe, c’est parce que l’homme Européen est passé de la posture du tyran suffisant à celle du béat battant sa coulpe.