Bonjour Gaspard.
On ne peut pas trouver un critère aussi évident que le fait de "faire nombre", c’est certain.
En revanche, on peut s’efforcer de placer les gens mus par une bonne volonté (il en reste) dans des situations qui les obligent à exercer leur raison, non plus en troupeau pour en tirer un avantage personnel, mais de manière responsable et individuelle au service d’un intérêt commun.
Pour ce faire, il faut commencer par interdire les sondages dans des domaines aussi sérieux que la culture ou la politique. Le sondage est une photographie du nombre et il influe presque nécessairement sur nos jugements. C’est un outil proprement mercantile qui ne peut convenir en démocratie ordinale.
Ensuite, il faut ménager (sur Internet par exemple) des espaces où auront lieu de véritables débats publics, comme ceux que nous tenons de temps en temps ici. Dans ces rares moments d’intelligence collective, la bonne volonté des participants au service du bien commun serait manifeste pour tous les spectateurs, et en inciterait certainement un bon nombre à l’effort intellectuel, à l’échange dépassionné, à la responsabilité individuelle et à la recherche de valeurs communes.