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Le fou de T'chou Po-houen Wou-jen ???? 8 mars 2015 16:39

   C’est incroyable ce qu’on peut trouver quand on cherche. L’esprit voit ce qu’il veut voir, n’est-ce pas smiley 

    

   La découverte du jour. On est dimanche, le jour du Seigneur. Alors l’esprit veut voir Dieu, le voir manger son jambon-beurre et boire sa Grimbergen, entre deux parties de pétanques. 

 

    Le terme de Shangdi  ?? (« Souverain » d’en haut), ancêtre suprême de la dynastie Shang (XV-XI av. J.-C.) est couramment usité en chinois contemporain pour traduire l’idée du « Dieu » monothéiste. Il est important de souligner qu’une telle équivalence, introduite par les missionnaires jésuites, est une extrapolation tout à fait hasardeuse. Le fait est qu’on ne sait pas exactement à quoi fait référence ce terme : la moitié des sinogrammes en écriture dite ossécaille, prototype des sinogrammes chinois, n’a toujours pas été déchiffrée à ce jour. En fait, on ne sait rien des Shang si ce n’est par le biais d’annales royales retrouvés dans leur dernière capitale, Anyang.

 

 Je reprends une description de Wikipédia. Je sais ce n’est pas bien, mais je trouve leur texte pas mal écrit, pour quelqu’un de pas tout à fait ignare sur la question. Le caractère di présente à l’origine une forme totalement différente de sa forme actuelle : c’est un faisceau de traits rayonnants dans lequel certains proposent de voir un fagot destiné aux sacrifices par le feu mentionnés dans les oracles. Il apparait beaucoup plus souvent seul que combiné avec le caractère shang ; la combinaison xiadi  ??(di inférieur) est toutefois aussi attestée. Il est possible que di ait pu être un nom commun. Néanmoins, le Di mentionné dans les inscriptions semble la plupart du temps être une entité spécifique se distinguant des ancêtres impériaux ou des éléments naturels individuels car on ne lui offre pas, contrairement à eux, de sacrifice. Il aurait régné sur toute une hiérarchie d’autres « dieux ».

 

 Je résume. Le caractère di est ce que l’on a interprété par « empereur, souverain », fait en réalitéréférence à l’entité ultime détentrice du pouvoir. Utilisé en binôme, il s’agit de ce pouvoir ultime qu’on fait descendre, ou qui vient d’en haut. Et là, il me faudrait le dictionnaire Ricci pour confirmer de façon sûre, mais di pourrait très bien aussi désigner le fagot de bois incandescent. Shangdi est l’ancêtre ultime parce que le fondateur de la civilisation chinoise. On le retrouve dans les premiers manucrits chinois, en latte de bambou, comme faisant preuve d’un jugement moral.

 

 Le culte voué au Ciel instauré par les Zhou est directement rapproché de celui voué à Shangdi sous la dynastie Shang-Yin.

  

 À bon entendeur… la boucle est bouclée. 




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