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Le fou de T'chou

Le fou de T’chou

Ô phénix, ô phénix ! Ruine des idées fixes.
L'avenir n'attend plus, le passé est révolu.
Dans un monde en paix, le sage apparaît.
Dans un monde en guerre, le sage se terre.
Ô dans cette pourriture, rien que la torture !
Bonheur est comme plume, pour qui veut le ramasser.
Malheur est comme plomb, pour qui se fait du mouron.
Adieu ! Adieu ! sages prétentieux.
Danger ! danger ! Regarde où tu mets les pieds !
La route est épineuse, et ma marche est tortueuse.
Moi qui ne suis pas l'ornière, je ne finirai pas dans la fondrière !

Tableau de bord

  • Premier article le 08/06/2018
  • Modérateur depuis le 16/06/2018
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Derniers commentaires




  • vote
    Le fou de T'chou Le fou de T’chou 21 juin 17:38

    Le reportage complet ici : Que la force soit avec vous !

    En lien avec un exemple d’application pratique et originale de l’hypnose... Wim Hof ne qualifie pas ses exercices respiratoires de la sorte, mais ça revient à de (l’auto)hypnose. 



  • vote
    Le fou de T'chou Le fou de T’chou 21 juin 17:29
    Wim Hof, dit Iceman, l’homme de glace
    Tchouang-tseu, ch. VI : Les hommes authentiques ne s’insurgent pas de leurs faiblesses, ne forcent pas le succès et n’ourdissent jamais de plans. De tels hommes ne regrettent pas de s’être trompés ni ne se glorifient d’avoir vu juste. De tels hommes gravissent les plus hauts sommets sans trembler, entrent dans l’eau sans se mouiller, traversent les flammes sans se brûler. Ainsi sont ceux dont l’esprit est capable de s’élever dans la nue jusqu’au Tao !

     smiley



  • 1 vote
    Le fou de T'chou Le fou de T’chou 21 juin 12:21

    @le celte

    Oui, c’est un mythe, chacun peut avoir son interprétation smiley

    Selon la tradition, le dragon sans corne (jiaolong, un animal éminemment mythique) est capable de « faire voler les poissons à travers les airs » (Shuowen jiezi).

    J’ai une interprétation personnelle aussi, qui veut que Kun le poisson du début, soit en fait Gun, le père de Yu, ce dernier étant considéré par la tradition comme le premier vrai roi de la Chine (de l’époque). C’est lui qui aurait réussi à canaliser les eaux suite à une catastrophe naturelle (de là vien gouverner en chinois, zhi,canaliser les eaux) ce qui aurait nécessiter une main d’oeuvre extraordinaire (début du despotisme ?). Son père, Gun, lui, a été tué par l’ancien souverain car il "aurait échoué" à canaliser les eaux. Gun est pourtant décrit comme un demi-dieu, et certaines versions nous dit qu’il n’a pas exécuté sa mission car il ne voulait tout simplement pas agir de la sorte. Quoiqu’il en soit, la tradition nous dit qu’après avoir été crucifié en gros, son coeur ou je ne sais plus quelle partie de son corps s’est transformé en Ours pour certains, en Poisson pour d’autres...


    Donc Gun = Kun = celui qui essaye de faire sortir la conscience humaine de la matrice ? smiley 


    Mystère et boule de gomme.



  • 1 vote
    Le fou de T'chou Le fou de T’chou 21 juin 12:01

    @le celte

     smiley Je balance trois grosses tartines, et vous en redemandez ? Vous avez été élevé au martinet ? smiley

    Pour rester dans le sujet, avant de répondre. Il y a un point de la culture chinoise qui peut paraître bien curieux pour un occidental moderne "cartésien". Tout être vivant est censé pouvoir se transformer en humain au fil de l’évolution. Par être vivant on entend aussi bien les pierres (cf. Le rêve dans le pavillon rouge, par exemple, l’un des quatre plus grands romans chinois, qui raconte l’histoire d’une pierre devenu jeune aristocrate), les végétaux que les animaux. Tout le monde a tendance à oublier les champignons, qui forment un règne à part. Mais là aussi, rien de plus naturel dans la croyance traditionnelle qu’un champignon puisse devenir humain, on a même une désignation spécifique pour cela.

    Petite question : les Celtes polythéistes vouaient majoritairement leurs cultes à des dieux, certes légendaires, mais ayant réellement existé, des hommes élevés au rang de Dieu pour être plus précis. Est-ce le cas en Chine ?

    Ce que vous décrivez, c’est le culte des ancêtres. Le rôle prépondérant qu’il tient dans la culture chinoise est bien connu, bien qu’il reste encore relativement inconnu (ou à découvrir) pour certains aspects. Le sujet est extrêmement vaste, c’est mission impossible de vous faire un topo honnête en trois ou quatre lignes. Essayons tout de même...

    Pour répondre à la question donc, oui. Il faut bien différencier deux branches distinctes du panthéon chinois (et de bien d’autres, sinon tous ?), entre les divinités humaines et les divinités naturelles. En gros, au début de l’histoire en Chine, c’est-à-dire à partir de l’apparition de l’écriture vers 1250 av. J.C. (sic, les connaissances actuelles), on peut déceler à travers ces documents — à contenu oraculaire et sur carapace de tortue ou bovidé — que le culte des ancêtres/ héros du passés donc (anciens rois/reines, ancêtres civilisateurs etc.) prennent progressivement le pas sur les cultes rendues aux divinités naturelles (on vénère aussi les monts, les fleuves, le soleil, le vent, les étoiles, les points cardinaux etc.).

    Ce qui se passe — et c’est un processus qui ne se limite pas à la Chine — c’est qu’à partir des environs de l’an 1000 jusqu’au début de notre ère, on anthropomorphise les divinités naturelles. Tout le but du culte des ancêtres c’est de nourrir par des offrandes et sacrifices ses ancêtres défunts, afin que ceux-ci puissent continuer à vivre comme esprit sur Terre, et les aider à plaider la cause des vivants auprès des divinités naturelles, considérées toutes puissantes et difficilement influençable directement... Le culte de ces héros sert donc à légitimer la prise de pouvoir de la Terre par les humains. Ils mènent aussi bien une guerre aux peuplades voisines qu’au monde des esprits.

    On pourrait avancer l’hypothèse que ce processus va se transformer (transfigurer ?) ensuite, en Chine et en Europe, avec les cultes des Saints à partir des débuts de notre ère (ils sont mi-humain, mi-naturodivin)...

    La question du culte des ancêtres est cependant plus complexe, car on peut être enclin à penser que dans les cultures du néolithique moyen (env. 5000 av. J.C.), ce même culte des héros fondateurs a pu avoir une signification totalement différente selon la culture considérée.

    Les phases anciennes et intermédiaires de la culture de Y ?ngsháo indiquent que les morts étaient essentiellement vénérées de manière collective, en contraste par exemple avec les pratiques de la culture de Dàwénk ?u (4300- 2600 av. J.-C.) plus à l’est, située aux alentours du cours inférieur du fleuve Jaune, où le type de sépulture suggère que le culte aux ancêtres était plus individualisé ; au sein d’une communauté où la stratification sociale était aussi plus développée.

    La suite de l’histoire, on la connaît smiley

    La culture de Dawenkou, plus hiérarchique, et s’appuyant plus sur ses rituels ancestraux individualisés, a disparu. Et la culture suivante, celle de Hongshan a mené cette logique a son paroxysme, avec des temples somptueux, mais a fini par disparaitre dans l’étrange cataclysme de la fin du IIè millénaire avant notre ère.

    La culture de Yangshao, plus communautaire, est celle qui s’est révélée la mieux adaptée, et celle-ci a donné naissance au coeur de la civilisation chinoise qu’on connaît aujourd’hui...



  • vote
    Le fou de T'chou Le fou de T’chou 21 juin 00:05

    Et surtout un retour à la lecture des Antésocratiques...

    À bon entendeur smiley

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